Tout savoir sur le Vendée Globe

Convoité par les marins du monde entier, récompensant les plus courageux et les plus intrépides, le Vendée Globe est l’un des trophées les plus prestigieux des courses à voile. Se déroulant tous les quatre ans au départ des Sables-d’Olonne, la compétition est réservée aux voiliers monocoques.

Vendée Globe : une course en solitaire et sans assistance autour du monde

Regard_sur_le_Vendée_Globe_par_Raphaël_ToussaintCe qui fait avant tout la renommée et la difficulté du Vendée Globe, c’est son déroulement. Il s’agit en effet de la seule course au monde qui se court en solitaire et sans escale. Aucune assistance n’est prévue pour les compétiteurs engagés.

Concrétisation de l’aventure maritime imaginée par les grands noms comme Eric Tabarly, le Vendée Globe a vu le jour grâce au navigateur Philippe Janneot et Philippe de Villiers, alors président du conseil départemental de la Vendée. Le premier départ a eu lieu le 26 novembre 1989.

Une compétition réservée aux voiliers Open de 60 pieds

Le Vendée Globe est ouvert aux seuls voiliers monocoques de 60 pieds de la classe IMOCA. Véritables concentrés de technologies, ces embarcations de 18,18 m de long sont spécifiquement construites pour la compétition et requirent une très grande connaissance de la mer de la part de leur barreur. Le tirant d’eau maximum accepté est de 4,5 m et la hauteur hors d’eau à 29 m.

Les voiles n’ont pas de superficie limite, mais leur nombre est limité. Depuis avril 2015, les monocoques Open sont passés de 10 à 9 voiles.

Un parcours de champions

Départ_Bernard_Stamm_Sables_d'Olonne_Vendée_GlobeAu départ des Sables-d’Olonnes, les bateaux au départ du Vendée Globe partent en direction des côtes africaines avant de passer le Cap de Bonne-Espérance. En longeant les mers du sud, ils doivent par la suite passer au sud des îles Kerguelen et du Cap Leeuwin, la pointe sud-ouest de l’Australie avant de poursuivre vers le Cap Horn.

Ils remontent par la suite les côtes sud-américaines avant de traverser l’Océan Atlantique afin de rallier la ligne d’arrivée, toujours dans la ville vendéenne. Le trajet implique la traversée des terribles cinquantièmes hurlants et les quarantièmes rugissants qui sont connus pour le vent puissant et les vagues impressionnants.

Un règlement strict

Dès les premières courses du Vendée Globe, des règles strictes ont été mises en place pour garantir l’aspect aventurier de la compétition, et préserver le caractère intrépide des navigateurs solitaires qui s’engagent. Ainsi, durant toute la course, aucune assistance n’est autorisée, ni directement, ni par radio. Seul le sauvetage d’un autre concurrent en perdition n’entraîne pas la disqualification.

En cas de problème médical à bord, seul le médecin du Vendée Globe est autorisé à communiquer, et uniquement pour soigner les symptômes. Toute intervention qui peut améliorer les performances est prohibée. Toute escale est interdite tout au long de la course, sauf si le concurrent revient à la ligne de départ pour effectuer des réparations.

Les champions du Vendée Globe

Pour sa première édition, c’est Titouan Lamazou qui remporte la course après plus de 109 jours en mer. L’édition suivante est gagnée par Alain Gautier. Avec deux titres, c’est Michel Desjoyaux qui détient jusqu’à aujourd’hui le plus grand nombre de victoires, mais c’est Michel Gabard qui établit en 2013 le record de cette course autour du monde en solitaire et sans assistance. Christophe Auguin et Vincent Riou sont les autres héros qui figurent au palmarès.

En 2000, il faut également noter la participation d’Ellen MacArtur qui n’a alors que 24 ans. En plus d’être la plus jeune participante, elle réussit l’exploit de terminer à la seconde place derrière Desjoyaux.

Parmi les faits les plus marquants du Vendée Globe, on peut citer Bertrand Le Broc qui se coud la langue sur conseil par radio du médecin (1992-1993). Il finira par abandonner en raison d’un problème de quille.

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