Les 10 zones dangereuses où il vaut mieux éviter de naviguer

À moins d’être un marin aguerri, téméraire et accro à l’adrénaline qu’apportent les défis marins, il est toujours plus prudent de bien choisir les zones maritimes que vous allez traverser avant de partir en croisière. En bon et sage plaisancier que vous êtes, vous ne souhaitez surement pas être exposé aux dangers qui, malheureusement, n’épargnent pas certains espaces maritimes. De ce fait, retrouvez dans ce billet dix espaces navigables que l’on vous conseille d’éviter.

1. Cap Horn

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Situé à la pointe sud du continent américain, le Cap Horn, qui porte le même nom que l’île la plus méridionale de l’archipel L’Hermite, est aussi le plus au sud des grands caps. Il est régulièrement soumis à des rafales qui peuvent atteindre les 100 km/h. Le climat y est de surcroît très humide, avec une mer sujette aux courants forts, aux immenses vagues de 30 m et aux icebergs. Malgré sa dangerosité avérée, le Cap Horn continue pourtant de fasciner de nombreux marins, car il compte parmi les routes maritimes les plus rapides au monde.

2. Le passage de Drake

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Au sud du Cap Horn, le passage de Drake fait également partie des mers les plus redoutables de la planète. Ce détroit d’environ 830 km de largeur séparant l’Amérique du Sud de l’Antarctique est animé par des vents violents et imprévisibles qui changent fréquemment de direction. Ainsi, la plupart des bateaux et voiliers qui s’apprêtent à s’aventurer sur ses eaux doivent toujours s’attendre à une traversée des plus mouvementées, voire même périlleuses. Inutile de vous dire que nombreux sont les marins chevronnés qui font une prière lorsqu’ils sont sur le point d’emprunter ce passage !

3. Le triangle de Bermudes

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Dans l’Atlantique, entre l’archipel des Bermudes, la côte orientale de la Floride et Porto Rico, le célèbre triangle de Bermudes constitue aussi une zone maritime à éviter. S’étendant sur une surface d’environ 4 millions de km², l’endroit est tristement connu pour avoir englouti ou plutôt fait disparaître des centaines d’avions et de navires. Toutes les victimes sont portées disparues et officiellement aucune carcasse ou épave n’a été retrouvée jusqu’à aujourd’hui. Plusieurs théories existent au sujet de ce triangle où les conditions de navigation sont souvent difficiles à cause des tempêtes régulières. Actuellement, l’hypothèse scientifique la plus défendue soutient que les disparitions survenues dans cette zone seraient liées à l’activité géologique de la région. C’est lorsqu’elles dégagent d’énormes quantités de méthane que les profondeurs du triangle des Bermudes seraient susceptibles d’aspirer et d’engloutir tous les véhicules de transport qui passent au- dessus d’elles. Sachez en outre que si vous projetez quand même de vous aventurer dans cet espace maritime mystérieux, aucune compagnie d’assurances ne vous couvrira !

4. Le cap de Bonne Espérance

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Localisé sur la côte atlantique de l’Afrique du Sud, le Cap de Bonne Espérance constitue aussi un bassin maritime qu’il est préférable d’éviter lorsque l’on envisage d’effectuer une croisière en yacht pour passer du bon temps avec ses proches. Auparavant surnommée « Cap des Tempêtes », cette zone, qui n’est autre que le point de jonction du courant froid de l’Atlantique et du courant chaud de l’océan Indien, a d’ailleurs déjà vu sombrer plusieurs bateaux, dont le négrier portugais Sao Bento (1554) et le SS Lusitania (1911).

5. Le 40e rugissant

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Les espaces maritimes situés entre les 40 ° et 50 ° parallèles, dans l’hémisphère Sud du globe, sont aussi très redoutés par les navigateurs. Ces zones appelées « quarantièmes rugissants » portent d’ailleurs bien leur nom puisqu’elles sont animées par des vents forts venant principalement de l’ouest. Et c’est surtout la partie à la fois localisée au sud de l’océan Indien et dans l’océan Australe qui comprend des vents particulièrement violents ; notamment à cause du fait qu’elle soit située dans une région où il y a moins de masses de terre pour « casser » la mer et la ralentir.

6. Le Pot au Noir

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Comparable à une ceinture large de quelques centaines de kilomètres, entourant le globe au niveau de l’équateur, le Pot au Noir figure également parmi des voies que l’on déconseille aux amoureux de croisières à la voile. Également appelée « zone de convergence intertropicale », cette ceinture est caractérisée par une météo imprévisible, des mouvements convectifs de cellules de Hadley et d’importantes formations de cumulonimbus. Il fut d’ailleurs un temps où, sous ses latitudes, des embarcations à voile pouvaient rester encalminées pendant plusieurs jours, à cause de l’absence de vent. C’était bien sûr avant que les bateaux ne soient dotés d’une motorisation leur permettant d’utiliser une propulsion autre que celle fournie par le vent. Néanmoins, il faut garder à l’esprit que, même de nos jours, le Pot au Noir est susceptible de jouer de mauvais tours aux navigateurs.

7. Les côtes somaliennes

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Si les phénomènes climatiques ne posent pas vraiment de problème aux plaisanciers cabotant autour de la Corne de l’Afrique, ce sont plutôt les attaques de pirates qui sont à redouter dans cette zone. L’espace maritime longeant les 3025 km de côtes somaliennes est classé numéro un parmi les régions les plus exposées aux actes de piraterie. Si auparavant les navires marchands étaient les cibles privilégiées par ces bandits des mers, il s’avère que les voiliers de plaisance se font de plus en plus attaquer ces dernières années. De plus, les pirates auraient étendu leur terrain de chasse jusqu’aux côtes seychelloises pour traquer navires et voiliers.

8. Golfe de Guinée

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Les attaques pirates sont également nombreuses dans le Golfe de Guinée. Cette partie de l’Atlantique qui s’enfonce vers le centre du continent noir, baignant entre autres les littoraux du Nigeria, du Cameroun, du Gabon et de la Guinée équatoriale, est aujourd’hui considérée comme le nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique. Pour les navigateurs et le Bureau maritime international (BMI), elle pourrait même être plus risquée que le fameux Golfe d’Aden, la baie située entre la Corne de l’Afrique et la péninsule Arabique. Ce sont des activités illicites comme le trafic de drogue, le siphonnage de carburant, ou encore le trafic d’êtres humains, qui favorisent les activités des pirates dans ce golfe.

9. Le Détroit de Malacca

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Les pirates sévissent aussi en As
ie du Sud-Est et notamment sur le détroit de Malacca, entre l’île indonésienne de Sumatra et la Malaisie péninsulaire. Raison pour laquelle ce couloir maritime reliant le détroit de Singapour à la mer d’Andaman est déconseillé aux plaisanciers. Depuis quelques années, des opérations sont menées pour lutter contre les actes de piraterie dans cette zone. Le nombre de navires attaqués par an a d’ailleurs diminué de façon significative. Cependant, pour les croisiéristes, le risque de se faire attaqué dans le Detroit de Malacca est encore trop élevé pour que cette voie soit considérée comme étant sans danger. Dans cette partie de l’Asie, les zones à risque sont le golfe de Thaïlande, les mers de Banda, des Celebes et de Java, ainsi que toutes les eaux qui séparent le Vietnam, les Philippines et le nord de Bornéo, situées au sud de 10 ° de latitude nord.

10. Les eaux territoriales du Pérou

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Au large des 2412 km de côte qui borde la face ouest du Pérou, la zone maritime est aussi exposée aux bandits des mers. Ainsi, on conseille souvent aux inconditionnels de croisière à la voile d’éviter cette partie de l’océan Pacifique, surtout si leur yacht est particulièrement lent et vulnérable. Il faut en outre noter que les pirates de la région naviguent généralement à bord d’embarcations assez rapides, en plus d’être souvent lourdement armés et prêts à tout pour obtenir gain de cause. Ils peuvent notamment utiliser des fusils d’assaut et même des lance-roquettes !

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