Comment mouiller, les conseils de Plastimo

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Les normes de construction

Le marquage « CE » des bateaux

Décret n° 96-611 du 4 juillet 1996 modifié relatif à la mise sur le marché des bateau de plaisance et des pièces et éléments d’équipement transposant la directive européenne 94/25/CE du 16 juin 1994 et la directive 2003/44/CE du 16 juin 2003.

Depuis le 16 juin 1998, tous les bateaux de plaisance mis pour la première fois sur le marché communautaire, qu’il s’agisse de navires neufs ou d’occasion en provenance de pays tiers, doivent porter le marquage « CE » qui atteste de leur conformité à des exigences de sécurité.

Les navires mis sur le marché communautaire avant le 16 juin 1998 ne sont pas concernés par ces dispositions.

Cette réglementation s’applique à tous les bateaux de -plaisance de 2,50 mètres à 24 mètres, qu’ils soient destinés à une navigation en mer ou en eaux intérieures.

Un bateau marqué  » CE  » doit être accompagné de documents spécifiques et répondre à certaines obligations.

Les documents du bateau marqué  » CE  »

Un bateau de plaisance marqué  » CE « doit avoir :

  • une déclaration écrite de conformité : ce document est l’engagement officiel du constructeur ou de son mandataire de la conformité du bateau à la réglementation. Il est indispensable pour l’immatriculation. Il doit être rédigé en Français selon un formulaire disponible auprès de la Fédération des Industries Nautiques.Guide de remplissage DEC (format PDF – 888.7 ko)
  • un manuel du propriétaire : Ce manuel doit être rédigé dans la langue du pays ou le bateau est proposé à la vente, donc en français sur le territoire national. Il comprend des informations sur le bateau, ses équipements et la manière de s’en servir, notamment les limites d’utilisation.

De plus, sur le bateau doit figurer :

  • une plaque constructeur : cette plaque doit être fixée à demeure sur le bateau et reprendre certains éléments de la déclaration de conformité. C’est sur la plaque du constructeur que doit figurer la marque  » CE « . formulaire d’attribution du code constructeur (format PDF – 102 ko)
  • un numéro d’identification de la coque ou  » numéro CIN. Ce numéro est apposé de façon permanente sur la coque.

Par ailleurs, pour que le navire puisse être immatriculé sous pavillon français, le vendeur devra fournir une facture et un certificat de conformité à la jauge type d’un navire de plaisance de série.

Le classement des bateaux marqués  » CE « 

Les bateaux marqués « CE » sont classés en quatre catégories de conception selon leurs aptitudes à affronter des conditions de mer caractérisées par une vitesse du vent et une hauteur de vague. En fonction du type de navigation pratiquée, côtière ou hauturière, le plaisancier doit choisir un navire dont la catégorie de conception lui autorise une telle pratique.

  • Catégorie A. « EN HAUTE MER » : bateaux conçus pour de grands voyages au cours desquels le vent peut dépasser la force 8 sur l’échelle de Beaufort et les vagues peuvent dépasser une hauteur significative de 4 mètres et pour lesquels ces bateaux sont, dans une large mesure, auto-suffisants.
  • Catégorie B. « AU LARGE «  : bateaux conçus pour des voyages au large des côtes au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 8 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 4 mètres compris.
  • Catégorie C. « Ã€ PROXIMITE DE LA COTE » : bateaux conçus pour des voyages à proximité des côtes et dans de grandes baies, de grands estuaires, lacs et rivières, au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 6 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à deux mètres compris.
  • Catégorie D.  » EN EAUX PROTEGEES «  : bateaux conçus pour des voyages sur de petits lacs, rivières et canaux, au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 4 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 0.30 mètre compris.

Le matériel de sécurité et d’armement pour les bateaux marqués « CE »

Les bateaux marqués « CE », doivent disposer à bord du matériel d’armement et de sécurité, selon la distance d’éloignement d’un abri et le type d’embarcation.

La construction « amateur » des navires de plaisance

Construire ou modifier son embarcation de plaisance

d’une longueur de coque inférieure à 24 mètres

Textes applicables :

Décret n° 96-611 du 4 juillet 1996, modifié, relatif à la mise sur le marché des bateaux de plaisance et de leurs éléments d’équipement.

Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987, modifié relatif à la sécurité des navires .

Construire

Est considérée comme construction amateur :« toute embarcation conservée et mise en service par une personne qui en a réalisé l’assemblage, pour son usage personnel. »,

Une construction amateur n’est pas soumise au marquage « CE » à condition qu’elle ne soit pas mise sur le marché dans les 5 ans suivant sa mise en service.

Vous pouvez concevoir et réaliser les équipements vous-même ou acheter les fournitures et matériaux tout faits à condition de les assembler vous-même. Quand ces éléments sont séparément astreints au marquage « CE » à leur mise sur le marché, ils doivent être marqués par le vendeur avant l’utilisation par le constructeur amateur (par exemple : coque partiellement achevée, panneaux de pont, appareils à gouverner, etc.).

Modifier

« Tout propriétaire peut effectuer ou faire effectuer des modifications sur son navire quel que soit l’âge du navire »

Sauf en cas de réparation, rénovation , remplacement à l’identique d’équipements

du bord ; toute modification réalisée doit répondre aux exigences du chapitre 2 de la

Division 240.

Une nouvelle déclaration de conformité est établie et signée soit par :la personne endossant la responsabilité de la conformité (chantier qui réalise les modifications

par exemple) soit par le propriétaire (par défaut) pour les modification suivantes :

- modification du nombre maximal de personnes pouvant être embarquées ;

- variation de la longueur de coque de plus de 1 % ;

- modification de plus de 10 % du déplacement lège, au sens de l’article 240-2.07,

- modification du chargement maximal admissible, au sens de l’article 240-2.07 ;

- remplacement d’un moteur avec dépassement de 15 % ou davantage

de la puissance de propulsion maximale, ou maximale recommandée.

- changement de la nature du combustible de propulsion, si toutefois dans ce

dernier cas le navire comporte un moteur ou un réservoir de combustible fixe.

Un référentiel technique accessible : la Division 240

Depuis le 15 avril 2008, toute construction amateur neuve et toute modification

de navire existant répondent aux exigences de la division 240.

Le chapitre 2 définit les critères pour la coque, le pont, le moteur, l’électricité,

la lutte contre l’incendie, les installations domestiques au gaz, la sécurité

de la navigation, la sécurité des personnes et les aménagements intérieurs.

Pour toute partie construite ou modifiée, une documentation technique

doit être constituée sur le modèle de l’annexe 240-A.3, à tenir à la disposition

de l’administration durant au moins 10 ans.

La conformité des parties que vous n’avez pas réalisées doit impérativement

être justifiée soit par le chantier ou le professionnel ayant réalisé les travaux,

soit par des documents attestant de la conformité « CE » des éléments

acquis préfabriqués (coque ou équipements).

Catégories de conception

Elles sont définies selon la capacité à affronter le vent et les vagues. Un navire existant dont la partie flotteur ou la charge maximale est modifiée doit valider une catégorie de conception, même s’il n’en était pas pourvu à sa mise en service.

Pour valider la catégorie de conception A ou B, vous devez faire appel à un organisme technique pour vérifier : la flottabilité, la stabilité et le franc-bord minimal. L’organisme choisi, vérifie, puis établit les documents d’examen correspondants, que vous présenterez à l’autorité compétente pour mettre à jour la situation administrative du bateau.

Liste des organismes notifiés pour le marquage CE : http://ec.europa.eu/enterprise/maritime/maritime_regulatory/rc_nb_ca.htm

Liste des organismes reconnus pour l’évaluation hors marquage CE

American Bureau of Shipping

Bureau Veritas

Det Norske Veritas

Germanischer Lloyd

Lloyd’s Register

Numéro unique d’identification (C.I.N)

Attribué à chaque navire neuf, ce numéro est distinct de celui qui peut être attribué pour l’immatriculation ou l’inscription du navire sur un registre français ou étranger. Il est communiqué par le service compétent pour le type de navigation envisagée, maritime ou eaux intérieures. Vous devrez l’apposer ou le faire apposer sur l’embarcation selon la norme européenne harmonisée EN/ISO 10087.

Il est gravé le plus en haut et à droite possible du tableau arrière (ou sur chaque flotteur pour un multicoque). Lorsque c’est impossible, par exemple s’il n’y a pas de tableau arrière, il doit être placé de manière à se rapprocher le plus possible de cette position imposée, toujours visible et au dessus de la flottaison.

Un double de ce numéro doit être situé à un endroit caché, à l’intérieur,

ou sous une fixation ou un équipement.

Plaque signalétique

inaltérable par le milieu marin, elle est fixée de manière inamovible à l’intérieur de l’embarcation, du cockpit ou de la timonerie, à un endroit immédiatement visible, elle reprend les renseignements prévus par l’article 2.04 de la Division 240..

Source :mer.gouv.fr

Liste des licences et permis acceptable pour la navigation en Croatie

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Environnement de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages forte naturalité et en espèces endémiques.
Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, cause des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l’urbanisation, d’une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi qu’ cause des cultures intensives (banane et canne sucre surtout) qui ont remplacé la forêt tropicale. La culture de la canne sucre et de la banane ont marqué les paysages non montagneux et sont sources d’importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (méthanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitées. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (Rhum) et bananes épuise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d’insecticides. Elle a longtemps été encouragée par quelques grandes familles productrices et par l’état.

Les séquelles de l’utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (Chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd’hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd’hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l’aval des bassins versants jusqu’en mer), une contamination générale du réseau d’eau potable par des organochlorés, confirmée la fin des années 1990[3]. Des mesures ont été prises pour assurer l’accès une eau potable, mais les sols de certaines régions de l’île et d’autres îles des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé.

Les récifs sont dégradés au moins 50 % dans les grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L’Environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties de l’île, constituant une ressource majeure pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF[4] et protégés[5], pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne[6], dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d’habitats sous-marins[7] permettent d’envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions antrhropiques[8] et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global.

À Marie-Galante, aux Saintes et la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.

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Administration de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

Depuis la réforme constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a supprimé les appellations DOM et TOM, la Guadeloupe est un DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer). Elle est donc � la fois une région administrative et un département français d’outre-mer (l’expression DOM reste utilisée aujourd’hui) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située � environ 150 km plus au sud, et la Guyane située au nord de l’Amérique du Sud, les départements français d’Amérique (DFA).

Aujourd’hui, la Guadeloupe fait partie de l’Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénéficier de « mesures spécifiques », consistant � faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.

Le 7 décembre 2003, les électeurs de Guadeloupe ont rejeté le projet de création d’une collectivité unique se substituant au département et � la région qui coexistent sur le même territoire. Le même jour, les électeurs de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont voté en faveur de l’autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 février 2007, deux Collectivités d’outre-mer (COM) distinctes de la Guadeloupe.

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Economie de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

La situation économique de la Guadeloupe, fortement déficitaire, est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (27,8 % de la population active en 1998), et le taux de couverture des importations par les exportations (6 % en 1996).
L’agriculture (canne � sucre, banane, melon, etc.), autrefois moteur économique de l’île, ne survit que grâce aux subventions de l’État et des collectivités locales. Les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). On trouve aussi une cimenterie. Le tourisme est le seul secteur économique � conserver un certain dynamisme

Secteur primaire
Les étals regorgent de fruits, mais l’agiculture est en crise :

L’agriculture est le principal secteur de l’économie guadeloupéenne. La majeure partie de la surface agricole (environ 50 000 ha) est consacrée aux cultures dites d’exportation que sont la canne � sucre, les bananes, les melons, les avocats, les ananas, les corossols, les ignames, les oranges, les citrons, les aubergines, les caramboles ou les pamplemousses : toute la richesse des jardins créoles se retrouve sur les étals en bord de route. Mais l’exubérance des marchés masque les faiblesses de l’agriculture guadeloupéenne. La canne � sucre et la banane, les deux productions de l’île, sont en crise. Quant aux cultures fruitières et maraîchères, elles ne parviennent pas � couvrir les besoins des 390 000 Guadeloupéens. Chaque année, l’île doit importer environ 10 000 tonnes de fruits et de légumes. Il faut noter un déclin progressif de l’activité agricole devant la très rude concurrence des pays d’Amérique latine et d’Afrique, et ce � cause du faible coût de leur main d’Å“uvre. Les cultures vivrières sont quasiment inexistantes. Le secteur agricole survit aujourd’hui grâce aux subventions venant de l’Europe et grâce � certaines politiques « protectionnistes françaises ».

Secteur secondaire
Avec un tissu industriel fort réduit, l’essentiel de l’ activité réside dans la transformation des produits agricoles (rhum, sucre) et de produits d’importation (ciment, farine).

Secteur tertiaire
Il est divisé principalement en deux branches : le secteur public qui regroupe les fonctionnaires (pres de 25% des actifs) et le tourisme. Le tourisme est très fortement dopé par les politiques françaises (politique fiscale sur l’investissemnt outre mer, déréglementation du trafic aérien). Toutefois, ce secteur est fortement mis � mal de nos jours par les très faibles coûts des autres destinations antillaises (Cuba, République dominicaine) ainsi que par les craintes chroniques déclenchées par les attentats du 11 septembre, ainsi que la série de crash aériens de l’été 2005.

Bilan
On peut dire que de nos jours, la Guadeloupe apparaît dans son environnement régional (la Caraïbe) comme un îlot de richesse, de par son taux d’alphabétisation, des prestations sociales et un système de santé équivalent � ceux des pays développés. Mais il ne faut pas s’y méprendre : cette richesse est toute relative et provient non pas de performances économiques mais de transferts de fonds en provenance de la métropole. Ces transferts amènent leur lot d’effets pervers tels que :

initiative privée découragée
très faible productivité ne permettant aucune forme d’autonomie
assistanat grandissant
fort taux de chômage (près de 30%)
balance commerciale fortement déficitaire
La Guadeloupe se retrouve a l’heure actuelle dans la même situation que les trois autres départements outre-mer français.

L’emploi en Guadeloupe
L’Agence régionale guadeloupéenne pour l’emploi (ARGE) est un organisme d’insertion qui a pour objet d’accompagner les demandeurs d’emplois vers l’emploi , mettre � la disposition des entreprises et des collectivités une banque de cv, aider les entreprises dans leur gestion et leur politique de recrutement, soutenir les politiques d’emploi des collectivités locales et leur fournir une assistance technique en vue résorber le chômage endémique de guadeloupe.

Les résultats du Recensement de la population 1999 sont provisoires (octobre 1999). Les unités urbaines sont constituées selon la délimitation réalisée � l’occasion du recensement de la population 1990

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Géographie de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

D’une superficie totale de 1 705 km², la Guadeloupe est située � 16,15° de latitude Nord et � 61,35° de longitude Ouest. Elle forme un archipel constitué de 6 îles habitées différentes et de nombreux îlets.
la Guadeloupe proprement dite, formée de Basse-Terre (848 km²) et Grande-Terre (589 km²). Ces deux îles sont séparées par un bras de mer très étroit, la Rivière Salée.

l’archipel des Saintes comprenant Terre-de-Haut et Terre-de-Bas
Marie-Galante
La Désirade
Le point culminant de la Guadeloupe est le volcan de la Soufrière (1 467 m), encore actif. Le tremblement de terre de 1843, suivi d’un incendie, a fait 1200 morts � Pointe-� -Pitre et n’a pas occasionné de tsunami.

Le département de la Guadeloupe comptait également deux dépendances éloignées (Saint-Barthélemy et Saint-Martin) jusqu’au 15 juillet 2007, date � laquelle ces deux communes insulaires sont devenues des collectivités d’outre-mer distinctes.

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Histoire de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

La Guadeloupe est � la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer (numéro 971) français.
Ce petit archipel des Antilles (mer des Caraïbes) se trouve � environ 7 000 km de la Métropole, 600 km au nord des côtes de l’Amérique du Sud, � 600 km � l’est de la République dominicaine et � 950 km au sud-est des États-Unis.
Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, « île aux belles eaux », Guadeloupe (guadalupe en espagnol) vient de la Virgen de Guadalupe (la Vierge Guadalupe), une sainte locale de la province de Cáceres en Estrémadure.

Le département de la Guadeloupe regroupe administrativement huit îles et de nombreux îlots. L’île de Basse-Terre et l’île de Grande-Terre constituent la Guadeloupe stricto sensu.

En dépendent administrativement :

Marie-Galante (au sud),
les îles des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) (au sud),
la Désirade (� l’est),
les îles de la Petite Terre (� l’est).

L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive dans l’île lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage � un monastère espagnol. À l’époque, la Guadeloupe est peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l’île depuis le VIIIe siècle. Elle était habitée auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd’hui sujette � controverse, furent massacrés � l’arrivée des indiens Caraïbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.

À partir de 1635, Charles Liènard de l’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l’Amérique. C’est le début de la colonisation de l’île. En 1641, se termine la guerre entre colons et caraïbes. Ces derniers, déj� diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l’île de la Dominique. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c’est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser l’île. En 1674, la Guadeloupe passe sous l’autorité directe de la couronne du roi de France et devient par la suite une dépendance de la Martinique.

Après des tentatives infructueuses des Anglais en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s’emparent de la Guadeloupe en 1759 et la conserveront jusqu’en 1763 (traité de Paris). À partir de 1775, la Guadeloupe, n’est plus rattachée � la Martinique mais reste sous l’autorité du gouverneur des îles du Vent. En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques prennent � nouveau possession de l’île. Ils en seront chassés l’été suivant par Victor Hugues, un commissaire de la République, aidé pour cela par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l’abolition de l’esclavage (adopté par la convention au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « le terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l’Angleterre)ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La repression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payé. En 1798, le directoire le rappela en France. Il a été remplacé par le Général Desfourneaux. Malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l’armée.

Le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l’armée les officiers noirs, intégrés après l’abolition de l’esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métisse, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.

Le premier consul dépêche une expédition de 4000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rebellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres[1]. La loi du 16 pluviôse an II qui avait abolit l’esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les anglais mennent une nouvelle campagne d’nvasion des antilles. Il conquiert cette année l� , Marie-Galante et La Désirade puis en 1809 les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est � nouveau anglaise.

Après une première tentative d’invasion en 1814 (Saint-Barthélemy avait été cédée � la Suède par le traité de 1784). Les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe � la France qu’en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu’� nos jours.

Entre 1816 et 1825 une série de lois propre � l’île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième République, l’esclavage est finalement aboli. Et Saint-Barthélemy est recédée par le Royaume de Suède � la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

La Guadeloupe a participé � la seconde guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer � la résistance.

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place � l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).

Les 25, 26 et 27 mai 1967 ont lieu des manifestions ouvrières en vue d’obtenir une augmentation salariale de 2,5%. Ces manifestations seront réprimées par les forces de l’ordre, entraînant la mort de 87 personnes dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG. Les personnes arrêtées seront relaxés par la cour.

Le 7 décembre 2003 a eu lieu le référendum portant sur le changement se statut pour la Guadeloupe et le non l’a emporté. Il était question de mettre en place une nouvelle collectivité territoriale sous l’impulsion du congrès constitué par la région et le département. Le Congrès a formulé sa volonté de mettre en place une Assemblée Unique visant � regrouper les compétences des deux collectivités région et département. Cette nouvelle collectivité allait rester dans le cadre de l’article 73 de la constitution française avec un régime dit d’assimilation législative.

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Géographie de Chypre- location bateau chypre

Située au Moyen-Orient, au sud de la Turquie, Chypre est une île de la Mer Méditerranée en Asie contrairement � toutes les autres îles de la mer Méditerranée. Néanmoins, d’un point de vue politique et culturel, l’île se rattache aussi davantage � l’Europe, dont elle est d’ailleurs membre des principales institutions (Union européenne, Conseil de l’Europe, etc.).

Un tiers (3 355 km²) de la superficie totale de l’île (9 250 km²) est située dans la région Chypriote Turque.

Sommaire
1 Superficie – comparatif
2 Revendications maritimes
3 Climat
4 Topographie
5 Ressources naturelles
6 Utilisation des terres
7 Risques naturels
8 Environnement
9 Voir aussi

Superficie – comparatif
Chypre est la 3e plus grande île de la mer Méditerranée (après la Sicile et la Sardaigne). Environ 0.6 fois la taille du Connecticut, un peu plus du tiers de la superficie de la Bretagne

Revendications maritimes

plateau continental : 200-m de profondeur ou jusqu’� la profondeur d’exploitation

mer territoriale : 12 milles nautiques

Climat
Tempéré et méditerranéen avec des étés très chauds et secs et des hivers frais et humides. Chypre est l’île la plus chaude de la Méditerranée et Nicosie est la ville la plus chaude en Europe avec une température annuelle moyenne de 19,5 °C. Les hivers sont tempérés (température moyenne en janvier 10 °C – 13 °C) et les étés sont très chauds (température moyenne en juillet-août 16 °C – 29 °C).

Topographie
Les principales caractéristiques topographiques de Chypre sont deux chaînes de montagnes qui s’étendent de l’est � l’ouest – la chaîne de Pentadaktylos au Nord (1 024 m) et le massif du Troodos au sud-ouest (1 951 m) – séparés par la plaine centrale. Chypre n’a pas de fleuves pérennes ou des lacs.

Ressources naturelles
Cuivre, pyrite, amiante, gypse, bois, sel, marbre, terre argileuse

Utilisation des terres
Terres cultivées avec renouvellement annuel (ex. champs de céréales) : 10 % cultures permanentes ;sans renouvellement (ex. vergers, vignes) : 5 % autres : 85 % (est. 1998) Terres irriguées : 400 km² (est. 1998)

Risques naturels

Activité sismique modérée ; sécheresse

Environnement

Manque d’eau (pas de réserves naturelles, pluies irrégulières) mais des usines de désalinisation sont utilisées depuis 2000 (environ) ; pollution de l’eau par les eaux usées et les déchets industriels ; dégradation côtière ; destruction des habitats de la vie sauvage par l’urbanisation

Accords internationaux : adhésion � : Pollution de l’Air, Biodiversité, Evolution du Climat, Evolution du Climat – Protocole de Kyoto, Désertification, Espèces en Voie de Disparition, Modification de l’Environnement, Déchets Dangereux, Loi de la Mer, Déversement de Produits dans la Mer, Interdiction des Essais Nucléaires, Protection de la Couche d’Ozone, Pollution par les Navires signé, mais non ratifié : Pollution de l’Air – Polluants Organiques Persistants

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Histoire du chypre – location voilier chypre

Chypre est une île située en Méditerranée orientale, en tant que telle en Asie, en dessous de l’Anatolie et en face de la Syrie, tout en étant membre de l’Union européenne de facto pour sa partie sud, de jure pour toute l’île. Elle est peuplée d’environ 1 300 000 habitants, dont l’élément «grec» est majoritaire et l’élément «turc» minoritaire, ainsi que par des «Britanniques» installés dans des enclaves militaires sous souveraineté de la Couronne. La partie nord de l’île est indépendante depuis 1974. Chypre est divisée de facto en deux entités, séparée entre elles par la Ligne verte ou « ligne Attila ».

la République de Chypre est la seule internationalement reconnue. Elle dispose d’un siège à l’ONU et est membre de l’Union européenne (UE). Elle est réputée exercer sa souveraineté sur l’ensemble de l’île cependant elle ne contrôle pratiquement que la partie méridionale.
la partie nord, autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), n’est reconnue que par la Turquie, et est peuplée par des Chypriotes d’origine turque, et des Turcs issus des colonisations forcées depuis 1974. Depuis 2004, l’Organisation de la conférence islamique accorde à cet État, le statut d’observateur sous le nom de l’État turc de Chypre, et l’Azerbaïdjan et le Pakistan sont les rares pays présentant le souhait de le considérer comme un État.
les enclaves britanniques d’Akrotiri et Dhekelia : au sud de l’île, sont deux bases militaires que le Royaume-Uni a conservé en pleine souveraineté après l’indépendance de l’île.
Malgré l’échec des initiatives timides de l’Europe (UE) et le rejet du plan de L’ONU (plan Kofi Annan approuvé par l’UE) en 2004 par la partie grecque à 75 %, la République chypriote est entrée dans l’Union européenne. Même si l’Union européenne se disait opposée à accepter une île divisée, la partie nord est de facto exclue, malgré l’approbation du plan de l’ONU à 65 %. Le statut de l’île est donc devenu un point de contentieux majeur des relations entre la Turquie et l’Union européenne.

Habitée dès le VIe millénaire, l’île vit apparaître la céramique vers le milieu du IVe millénaire. Les sites néolithiques furent abandonnés vers 3000 av. J.-C. L’âge du bronze, qui débuta vers 2300, fut une période de prospérité grâce à l’exploitation des mines et au développement du commerce. Dans l’Antiquité, l’île de Chypre appartenait à un large monde hellénique.
Vers 1450 av. J.-C., les Mycéniens y fondèrent une colonie; c’est à partir de 1200 av. J.-C. que commencèrent à être fondées les cités-royaumes grecques de Chypre.
Vers 1000 av. J.-C., s’était établie à Kition, une colonie de Phéniciens.

On extrayait de l’île de Chypre, du cuivre, que les Romains appelaient aes cyprium (littéralement «métal de Chypre»). Ce mot se transforma au fil du temps pour devenir «cuivre» en français. Chypre fit ensuite partie de l’Empire romain, puis de l’Empire byzantin.

Richard CÅ“ur de Lion conquit l’île (1191) et en fit don à Guy de Lusignan, qui y fonda le royaume latin de Chypre (1192-1489). Dans le contexte de la perte des États latins d’Orient, Limassol devint la capitale et le siège de l’ordre du Temple. Elle passa ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1571), avant d’être conquise par les Turcs; à Famagouste, Marcantonio Bragadin est torturé et exécuté contrairement aux engagements; après la victoire navale de Lépante (7 octobre 1571), Venise accepte la perte de l’île avec la paix du 7 mars 1573.

En 1878, le sultan cède au Royaume-Uni l’administration de Chypre en garantie des réformes auxquelles il s’est engagé. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni annexe unilatéralement Chypre et la transforme en une colonie de la Couronne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce : l’Enosis.

En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique et mènent une lutte pour l’indépendance de l’île. Les Britanniques, afin de préserver leur position et de réprimer le mouvement anticolonialiste, mené majoritairement par les Chypriote grecs, recrutent des milices chypriotes turques en renfort des troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anticolonialiste. Chypre devient une république indépendante en 1960, ainsi que membre de l’ONU et du Commonwealth. Le Royaume-Uni, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de l’équilibre constitutionnel. Le traité de garantie accorde, en particulier, un droit d’intervention militaire, sous certaines conditions, aux trois puissances garantes, pour rétablir l’ordre constitutionnel si celui-ci venait à être modifié. La constitution garantit à la minorité chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids démographique (18 % de la population), et un droit de veto sur les décisions du parlement, dans un système communautaire que certains jugent analogue à celui du Liban. Il est à signaler que, selon la partie grecque, ces quotas se révélèrent si disproportionnés que durant la période 1960-1962, le nouvel État chypriote eut certaines difficultés à les remplir, par manque de candidats chypriotes turcs.

En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960. Cette proposition, connue sous le nom des «treize amendements de Makarios», visait à répondre à la situation de blocage institutionnel persistant depuis plusieurs mois. En effet, les représentants chypriotes grecs et chypriotes turcs usant alternativement, et de manière systématique, de leur droit de veto, sur les propositions issues de l’autre communauté, le blocage était inévitable. Les questions fiscales et de partage de l’administration des villes furent, en 1963, à l’origine de la paralysie complète des institutions sur ces sujets. Aussi, les propositions de Makarios avaient-elles pour but de dénoncer le droit de veto chypriote turc, et plus généralement la pondération excessive des pouvoirs institutionnels. Ce coup de force du président chypriote contribua à exacerber les tensions entre les deux communautés, conduisant à de violents affrontements en décembre 1963. Cet épisode sanglant très controversé dans son déroulement, marque certainement la fin des espoirs de cohabitation pacifique entre les deux communautés, qui n’auront de cesse de se séparer, et de s’affronter dans une lutte fratricide. Profitant de cette situation de tension, la Turquie reprend et actualise une ancienne revendication: la partition de l’île, et la communauté turque, historiquement très liée à Ankara, met en Å“uvre, partout où elle le peut dans l’île, ce programme de séparation. En ce début d’année 1964, Chypre est à feu et à sang. Les provocations, de toutes parts, se multiplient, et la réponse apportée par le gouvernement est inadaptée. Parallèlement, des milices extrémistes, notamment EOKA B pour les Chypriotes grecs, avivent les tensions en commettant des exactions, certes limitées mais extrêmement violentes. Ces incidents sanglants seront l’occasion pour les Chypriotes turcs de mettre en Å“uvre leur plan de partition et de se retirer unilatéralement de toutes les instances gouvernementales de l’île pour affaiblir la légitimité du gouvernement et ainsi paralyser l’État chypriote. Les Chypriotes grecs profitent de la politique de la chaise vide, décidée en janvier 1964, par les représentants chypriotes turcs, dans toutes les instances représentatives, pour faire passer des lois rééquilibrant les pouvoirs conformément au prorata démographique. Les Chypriotes turcs, persistent quant à eux dans la logique de la séparation, provoquant de ce fait les conditions de leur mise à l’écart. Le TMT, milice chypriote turque, provoque de manière concertée des incidents, auxquels les Chypriotes grecs répondent de manière toujours plus disproportionnée. Les dirigeants chypriotes turcs poursuivent, durant tout l’hiver 1964, cette politique du pire dans le but de démontrer que leur sécurité est en jeu et que la partition est la seule solution préservant leur existence même. Cette politique se concrétisera, dans les premiers jours de juin, par l’appel de la communauté chypriote turque à la Turquie, pour qu’elle intervienne militairement afin d’assurer sa protection : les troupes turques sont stationnées à Iskenderun et prêtes à intervenir (ce qui accrédite l’hypothèse du plan concerté entre la Turquie et les représentants chypriotes turcs). Toutefois, l’invasion militaire de Chypre sera empêchée in extremis par le président américain Johnson qui intervient personnellement les 5 et 6 juin 1964, afin de calmer les velléités turques, et l’opération projetée par Ankara se soldera par une campagne de bombardement des villages chypriotes grecs, mais sans intervention terrestre. Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur ancien chef du département d’État, Dean Acheson, tenteront une médiation secrète entre la Grèce et la Turquie (par ailleurs alliés au sein de l’OTAN) sur la question chypriote afin d’éviter une guerre entre ces deux pays, susceptible de déstabiliser le flanc sud-est de l’OTAN. Ces tentatives se soldent par un échec faisant de Chypre le terrain d’affrontements incessants entre les milices chypriotes grecque et turque, ce qui conduira l’ONU à envoyer un important contingent de casques bleus (UNFICYP) sur l’île en mars 1964.

Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios avec l’aide du groupe armé de l’EOKA B (à ne pas confondre avec l’EOKA qui souhaitait réaliser l’ Enosis, c’est-à -dire l’unification de Chypre à la Grèce). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement prétextant la protection des intérêts de la communauté turque en lançant l’opération Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours (s’assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la «ligne verte» (appelée «ligne Attila» par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie; les Turcs sont forcés de s’installer au nord en 1975 à la demande de leur leader Rauf Raif DenktaÅŸ, lors de pourparlers à Vienne (Autriche). Le 13 février 1975 se met en place un État, « la République des turquisants » de Chypre du Nord en 1983 qui n’est reconnu que par la Turquie. L’ONU a désapprouvé cette occupation dans sa résolution 541 du 18 novembre 1983. L’UNFICYP prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. La Turquie mène alors des campagnes successives d’émigration forcée vers la partie occupée de Chypre (systématiquement condamnées par des résolutions de l’ONU) afin renforcer son poids démographique et turquiser le Nord de l’île. Ainsi, on compte aujourd’hui sur l’île environ 80 000[réf. nécessaire] colons venus de Turquie.

En 2003 la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrétaire des Nations unies, Kofi Annan. Mais le plan Annan, intervenant après trente ans de négociations infructueuses et proposant d’instaurer un État confédéral, autorisant chaque état confédéré ainsi créé à empêcher l’installation de plus d’un tiers de résidents de l’autre communauté sur son sol, accepté à plus de 65 % par les habitants du nord de l’île, est rejeté à 70 % par ceux du sud lors d’un référendum. Au cours de ce référendum, pour la première fois, des manifestations massives ont eu lieu dans la partie occupée de Chypre, au cours desquelles la communauté chypriote turque a contesté ouvertement la tutelle d’Ankara, et exprimé son souhait de voir la Turquie s’occuper moins des affaires institutionnelles chypriotes turques. Le 1er mai 2004, la République de Chypre entre dans l’Union européenne avec une partie de son territoire toujours occupée militairement par la Turquie. La reprise des négociations entre les deux parties, et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l’avancée des négociations sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. La création depuis 2005 de points de passage d’un côté vers l’autre, permettant aux populations de renouer des contacts donne une lueur d’espoir en vue d’une amélioration de la situation.

Le 3 avril 2008, malgré l’opposition de l’armée turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupée en deux par un mur depuis 1964, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville[1].

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