Comment mouiller, les conseils de Plastimo
Comment mouiller, les conseils de Plastimo
Cliquez Ici pour télécharger le Document
Les normes de construction
Le marquage « CE » des bateaux
Décret n° 96-611 du 4 juillet 1996 modifié relatif à la mise sur le marché des bateaux de plaisance et des pièces et éléments d’équipement transposant la directive européenne 94/25/CE du 16 juin 1994 et la directive 2003/44/CE du 16 juin 2003.
Depuis le 16 juin 1998, tous les bateaux de plaisance mis pour la première fois sur le marché communautaire, qu’il s’agisse de navires neufs ou d’occasion en provenance de pays tiers, doivent porter le marquage « CE » qui atteste de leur conformité à des exigences de sécurité.
Les navires mis sur le marché communautaire avant le 16 juin 1998 ne sont pas concernés par ces dispositions.
Cette réglementation s’applique à tous les bateaux de -plaisance de 2,50 mètres à 24 mètres, qu’ils soient destinés à une navigation en mer ou en eaux intérieures.
Un bateau marquĂ© » CE » doit ĂŞtre accompagnĂ© de documents spĂ©cifiques et rĂ©pondre Ă certaines obligations.
Les documents du bateau marquĂ© » CE »
Un bateau de plaisance marquĂ© » CE « doit avoir :
- une dĂ©claration Ă©crite de conformité : ce document est l’engagement officiel du constructeur ou de son mandataire de la conformitĂ© du bateau Ă la rĂ©glementation. Il est indispensable pour l’immatriculation. Il doit ĂŞtre rĂ©digĂ© en Français selon un formulaire disponible auprès de la FĂ©dĂ©ration des Industries Nautiques.Guide de remplissage DEC (format PDF – 888.7 ko)
- un manuel du propriétaire : Ce manuel doit être rédigé dans la langue du pays ou le bateau est proposé à la vente, donc en français sur le territoire national. Il comprend des informations sur le bateau, ses équipements et la manière de s’en servir, notamment les limites d’utilisation.
De plus, sur le bateau doit figurer :
- une plaque constructeur : cette plaque doit ĂŞtre fixĂ©e Ă demeure sur le bateau et reprendre certains Ă©lĂ©ments de la dĂ©claration de conformitĂ©. C’est sur la plaque du constructeur que doit figurer la marque » CE « . formulaire d’attribution du code constructeur (format PDF – 102 ko)
- un numĂ©ro d’identification de la coque ou » numĂ©ro CIN. Ce numĂ©ro est apposĂ© de façon permanente sur la coque.
Par ailleurs, pour que le navire puisse être immatriculé sous pavillon français, le vendeur devra fournir une facture et un certificat de conformité à la jauge type d’un navire de plaisance de série.
Le classement des bateaux marquĂ©s » CE «
Les bateaux marqués « CE » sont classés en quatre catégories de conception selon leurs aptitudes à affronter des conditions de mer caractérisées par une vitesse du vent et une hauteur de vague. En fonction du type de navigation pratiquée, côtière ou hauturière, le plaisancier doit choisir un navire dont la catégorie de conception lui autorise une telle pratique.
- CatĂ©gorie A. « EN HAUTE MER » : bateaux conçus pour de grands voyages au cours desquels le vent peut dĂ©passer la force 8 sur l’échelle de Beaufort et les vagues peuvent dĂ©passer une hauteur significative de 4 mètres et pour lesquels ces bateaux sont, dans une large mesure, auto-suffisants.
- CatĂ©gorie B. « AU LARGE « : bateaux conçus pour des voyages au large des cĂ´tes au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 8 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 4 mètres compris.
- CatĂ©gorie C. « Ă€ PROXIMITE DE LA COTE » : bateaux conçus pour des voyages Ă proximitĂ© des cĂ´tes et dans de grandes baies, de grands estuaires, lacs et rivières, au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 6 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à deux mètres compris.
- CatĂ©gorie D. » EN EAUX PROTEGEES « : bateaux conçus pour des voyages sur de petits lacs, rivières et canaux, au cours desquels les vents peuvent aller jusqu’à la force 4 comprise et les vagues peuvent atteindre une hauteur significative jusqu’à 0.30 mètre compris.
Le matĂ©riel de sĂ©curitĂ© et d’armement pour les bateaux marquĂ©s « CE »
Les bateaux marqués « CE », doivent disposer à bord du matériel d’armement et de sécurité, selon la distance d’éloignement d’un abri et le type d’embarcation.
La construction « amateur » des navires de plaisance
Construire ou modifier son embarcation de plaisance
d’une longueur de coque inférieure à 24 mètres
Textes applicables :
Décret n° 96-611 du 4 juillet 1996, modifié, relatif à la mise sur le marché des bateaux de plaisance et de leurs éléments d’équipement.
Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987, modifié relatif à la sécurité des navires .
Construire
Est considérée comme construction amateur :« toute embarcation conservée et mise en service par une personne qui en a réalisé l’assemblage, pour son usage personnel. »,
Une construction amateur n’est pas soumise au marquage « CE » à condition qu’elle ne soit pas mise sur le marché dans les 5 ans suivant sa mise en service.
Vous pouvez concevoir et réaliser les équipements vous-même ou acheter les fournitures et matériaux tout faits à condition de les assembler vous-même. Quand ces éléments sont séparément astreints au marquage « CE » à leur mise sur le marché, ils doivent être marqués par le vendeur avant l’utilisation par le constructeur amateur (par exemple : coque partiellement achevée, panneaux de pont, appareils à gouverner, etc.).
Modifier
« Tout propriétaire peut effectuer ou faire effectuer des modifications sur son navire quel que soit l’âge du navire »
Sauf en cas de réparation, rénovation , remplacement à l’identique d’équipements
du bord ; toute modification réalisée doit répondre aux exigences du chapitre 2 de la
Division 240.
Une nouvelle déclaration de conformité est établie et signée soit par :la personne endossant la responsabilité de la conformité (chantier qui réalise les modifications
par exemple) soit par le propriétaire (par défaut) pour les modification suivantes :
modification du nombre maximal de personnes pouvant être embarquées ;
variation de la longueur de coque de plus de 1 %Â ;
modification de plus de 10 % du déplacement lège, au sens de l’article 240-2.07,
modification du chargement maximal admissible, au sens de l’article 240-2.07 ;
remplacement d’un moteur avec dépassement de 15 % ou davantage
de la puissance de propulsion maximale, ou maximale recommandée.
changement de la nature du combustible de propulsion, si toutefois dans ce
dernier cas le navire comporte un moteur ou un réservoir de combustible fixe.
Un référentiel technique accessible : la Division 240
Depuis le 15 avril 2008, toute construction amateur neuve et toute modification
de navire existant répondent aux exigences de la division 240.
Le chapitre 2 définit les critères pour la coque, le pont, le moteur, l’électricité,
la lutte contre l’incendie, les installations domestiques au gaz, la sécurité
de la navigation, la sécurité des personnes et les aménagements intérieurs.
Pour toute partie construite ou modifiée, une documentation technique
doit être constituée sur le modèle de l’annexe 240-A.3, à tenir à la disposition
de l’administration durant au moins 10 ans.
La conformité des parties que vous n’avez pas réalisées doit impérativement
être justifiée soit par le chantier ou le professionnel ayant réalisé les travaux,
soit par des documents attestant de la conformité « CE » des éléments
acquis préfabriqués (coque ou équipements).
Catégories de conception
Elles sont définies selon la capacité à affronter le vent et les vagues. Un navire existant dont la partie flotteur ou la charge maximale est modifiée doit valider une catégorie de conception, même s’il n’en était pas pourvu à sa mise en service.
Pour valider la catégorie de conception A ou B, vous devez faire appel à un organisme technique pour vérifier : la flottabilité, la stabilité et le franc-bord minimal. L’organisme choisi, vérifie, puis établit les documents d’examen correspondants, que vous présenterez à l’autorité compétente pour mettre à jour la situation administrative du bateau.
Liste des organismes notifiés pour le marquage CE : http://ec.europa.eu/enterprise/maritime/maritime_regulatory/rc_nb_ca.htm
Liste des organismes reconnus pour l’évaluation hors marquage CE
American Bureau of Shipping
Bureau Veritas
Det Norske Veritas
Germanischer Lloyd
Lloyd’s Register
Numéro unique d’identification (C.I.N)
Attribué à chaque navire neuf, ce numéro est distinct de celui qui peut être attribué pour l’immatriculation ou l’inscription du navire sur un registre français ou étranger. Il est communiqué par le service compétent pour le type de navigation envisagée, maritime ou eaux intérieures. Vous devrez l’apposer ou le faire apposer sur l’embarcation selon la norme européenne harmonisée EN/ISO 10087.
Il est gravé le plus en haut et à droite possible du tableau arrière (ou sur chaque flotteur pour un multicoque). Lorsque c’est impossible, par exemple s’il n’y a pas de tableau arrière, il doit être placé de manière à se rapprocher le plus possible de cette position imposée, toujours visible et au dessus de la flottaison.
Un double de ce numéro doit être situé à un endroit caché, à l’intérieur,
ou sous une fixation ou un équipement.
Plaque signalétique
inaltérable par le milieu marin, elle est fixée de manière inamovible à l’intérieur de l’embarcation, du cockpit ou de la timonerie, à un endroit immédiatement visible, elle reprend les renseignements prévus par l’article 2.04 de la Division 240..
Source :mer.gouv.fr
Liste des licences et permis acceptable pour la navigation en Croatie
Cliquez Ici pour télécharger le Document
Environnement de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe – location voilier antilles
La Guadeloupe était autrefois très riche en biodiversité, en paysages à forte naturalité et en espèces endémiques.
Depuis le XVIe siècle, elle a beaucoup perdu de son patrimoine naturel originel, Ă cause des prĂ©lèvements (chasse et pĂŞche en particulier), du recul de la forĂŞt, de l’urbanisation, d’une pĂ©riurbanisation accĂ©lĂ©rĂ©e ces dernières dĂ©cennies, ainsi qu’Ă cause des cultures intensives (banane et canne Ă sucre surtout) qui ont remplacĂ© la forĂŞt tropicale. La culture de la canne Ă sucre et de la banane ont marquĂ© les paysages non montagneux et sont sources d’importantes pollutions. Sauf quelques exceptions (mĂ©thanisation), les effluents des distilleries sont pas, peu ou mal traitĂ©es. Cette agriculture exportatrice de sucre de canne, alcool (Rhum) et bananes Ă©puise les sols et est maintenant très grosse importatrice de pesticides, dont d’insecticides. Elle a longtemps Ă©tĂ© encouragĂ©e par quelques grandes familles productrices et par l’Ă©tat.
Les sĂ©quelles de l’utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rĂ©manents (ChlordĂ©cone, paraquat en particulier) posent aujourd’hui problème ; outre une pollution durable, de nombreux sols et des Ă©cosystèmes (dans les zones dĂ©diĂ©es aujourd’hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l’aval des bassins versants jusqu’en mer), une contamination gĂ©nĂ©rale du rĂ©seau d’eau potable par des organochlorĂ©s, confirmĂ©e Ă la fin des annĂ©es 1990[3]. Des mesures ont Ă©tĂ© prises pour assurer l’accès Ă une eau potable, mais les sols de certaines rĂ©gions de l’Ă®le et d’autres Ă®les des Antilles sont durablement polluĂ©s par certains produits, dont le chlordĂ©cone. Des Ă©tudes sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santĂ©.
Les rĂ©cifs sont dĂ©gradĂ©s au moins Ă 50 % dans les grandes Ă®les, et de nombreux herbiers marins sont Ă©galement très dĂ©gradĂ©s. L’Environnement vĂ©gĂ©tal et les paysages restent prĂ©servĂ©s sur quelques parties de l’Ă®le, constituant une ressource majeure pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classĂ©s en ZNIEFF[4] et protĂ©gĂ©s[5], pour certaines avec un statut de rĂ©serve naturelle guadeloupĂ©enne[6], dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protĂ©gĂ©s. Des cartes d’habitats sous-marins[7] permettent d’envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnĂ©rables aux pollutions (nitrates, turbiditĂ©, pesticides…), aux pressions antrhropiques[8] et aux alĂ©as climatiques qui pourraient devenir plus frĂ©quents et aigus dans le contexte du changement climatique global.
À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier guadeloupe
Administration de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe – location voilier antilles
Depuis la rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a supprimĂ© les appellations DOM et TOM, la Guadeloupe est un DROM (DĂ©partements et RĂ©gions d’Outre-Mer). Elle est donc Ă la fois une rĂ©gion administrative et un dĂ©partement français d’outre-mer (l’expression DOM reste utilisĂ©e aujourd’hui) dont la prĂ©fecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, situĂ©e Ă environ 150 km plus au sud, et la Guyane situĂ©e au nord de l’AmĂ©rique du Sud, les dĂ©partements français d’AmĂ©rique (DFA).
Aujourd’hui, la Guadeloupe fait partie de l’Union europĂ©enne au sein de laquelle elle constitue une rĂ©gion ultrapĂ©riphĂ©rique, ce qui lui permet de bĂ©nĂ©ficier de « mesures spĂ©cifiques », consistant Ă faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractĂ©ristiques et contraintes particulières de la rĂ©gion.
Le 7 dĂ©cembre 2003, les Ă©lecteurs de Guadeloupe ont rejetĂ© le projet de crĂ©ation d’une collectivitĂ© unique se substituant au dĂ©partement et Ă la rĂ©gion qui coexistent sur le mĂŞme territoire. Le mĂŞme jour, les Ă©lecteurs de Saint-BarthĂ©lemy et de Saint-Martin ont votĂ© en faveur de l’autonomie de leurs communes, devenues par la loi organique du 21 fĂ©vrier 2007, deux CollectivitĂ©s d’outre-mer (COM) distinctes de la Guadeloupe.
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier guadeloupe
Economie de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe – location voilier antilles
La situation économique de la Guadeloupe, fortement déficitaire, est traduite par deux chiffres significatifs : le taux de chômage (27,8 % de la population active en 1998), et le taux de couverture des importations par les exportations (6 % en 1996).
L’agriculture (canne Ă sucre, banane, melon, etc.), autrefois moteur Ă©conomique de l’Ă®le, ne survit que grâce aux subventions de l’État et des collectivitĂ©s locales. Les industries, peu nombreuses, appartiennent essentiellement au secteur agroalimentaire (sucreries, rhumeries, conserveries). On trouve aussi une cimenterie. Le tourisme est le seul secteur Ă©conomique Ă conserver un certain dynamisme
Secteur primaire
Les Ă©tals regorgent de fruits, mais l’agiculture est en crise :
L’agriculture est le principal secteur de l’Ă©conomie guadeloupĂ©enne. La majeure partie de la surface agricole (environ 50 000 ha) est consacrĂ©e aux cultures dites d’exportation que sont la canne Ă sucre, les bananes, les melons, les avocats, les ananas, les corossols, les ignames, les oranges, les citrons, les aubergines, les caramboles ou les pamplemousses : toute la richesse des jardins crĂ©oles se retrouve sur les Ă©tals en bord de route. Mais l’exubĂ©rance des marchĂ©s masque les faiblesses de l’agriculture guadeloupĂ©enne. La canne Ă sucre et la banane, les deux productions de l’Ă®le, sont en crise. Quant aux cultures fruitières et maraĂ®chères, elles ne parviennent pas Ă couvrir les besoins des 390 000 GuadeloupĂ©ens. Chaque annĂ©e, l’Ă®le doit importer environ 10 000 tonnes de fruits et de lĂ©gumes. Il faut noter un dĂ©clin progressif de l’activitĂ© agricole devant la très rude concurrence des pays d’AmĂ©rique latine et d’Afrique, et ce Ă cause du faible coĂ»t de leur main d’Ĺ“uvre. Les cultures vivrières sont quasiment inexistantes. Le secteur agricole survit aujourd’hui grâce aux subventions venant de l’Europe et grâce Ă certaines politiques « protectionnistes françaises ».
Secteur secondaire
Avec un tissu industriel fort rĂ©duit, l’essentiel de l’ activitĂ© rĂ©side dans la transformation des produits agricoles (rhum, sucre) et de produits d’importation (ciment, farine).
Secteur tertiaire
Il est divisĂ© principalement en deux branches : le secteur public qui regroupe les fonctionnaires (pres de 25% des actifs) et le tourisme. Le tourisme est très fortement dopĂ© par les politiques françaises (politique fiscale sur l’investissemnt outre mer, dĂ©rĂ©glementation du trafic aĂ©rien). Toutefois, ce secteur est fortement mis Ă mal de nos jours par les très faibles coĂ»ts des autres destinations antillaises (Cuba, RĂ©publique dominicaine) ainsi que par les craintes chroniques dĂ©clenchĂ©es par les attentats du 11 septembre, ainsi que la sĂ©rie de crash aĂ©riens de l’Ă©tĂ© 2005.
Bilan
On peut dire que de nos jours, la Guadeloupe apparaĂ®t dans son environnement rĂ©gional (la CaraĂŻbe) comme un Ă®lot de richesse, de par son taux d’alphabĂ©tisation, des prestations sociales et un système de santĂ© Ă©quivalent Ă ceux des pays dĂ©veloppĂ©s. Mais il ne faut pas s’y mĂ©prendre : cette richesse est toute relative et provient non pas de performances Ă©conomiques mais de transferts de fonds en provenance de la mĂ©tropole. Ces transferts amènent leur lot d’effets pervers tels que :
initiative privée découragée
très faible productivitĂ© ne permettant aucune forme d’autonomie
assistanat grandissant
fort taux de chômage (près de 30%)
balance commerciale fortement déficitaire
La Guadeloupe se retrouve a l’heure actuelle dans la mĂŞme situation que les trois autres dĂ©partements outre-mer français.
L’emploi en Guadeloupe
L’Agence rĂ©gionale guadeloupĂ©enne pour l’emploi (ARGE) est un organisme d’insertion qui a pour objet d’accompagner les demandeurs d’emplois vers l’emploi , mettre Ă la disposition des entreprises et des collectivitĂ©s une banque de cv, aider les entreprises dans leur gestion et leur politique de recrutement, soutenir les politiques d’emploi des collectivitĂ©s locales et leur fournir une assistance technique en vue rĂ©sorber le chĂ´mage endĂ©mique de guadeloupe.
Les rĂ©sultats du Recensement de la population 1999 sont provisoires (octobre 1999). Les unitĂ©s urbaines sont constituĂ©es selon la dĂ©limitation rĂ©alisĂ©e Ă l’occasion du recensement de la population 1990
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier guadeloupe
GĂ©ographie de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe – location voilier antilles
D’une superficie totale de 1 705 km², la Guadeloupe est situĂ©e Ă 16,15° de latitude Nord et Ă 61,35° de longitude Ouest. Elle forme un archipel constituĂ© de 6 Ă®les habitĂ©es diffĂ©rentes et de nombreux Ă®lets.
la Guadeloupe proprement dite, formée de Basse-Terre (848 km²) et Grande-Terre (589 km²). Ces deux îles sont séparées par un bras de mer très étroit, la Rivière Salée.
l’archipel des Saintes comprenant Terre-de-Haut et Terre-de-Bas
Marie-Galante
La Désirade
Le point culminant de la Guadeloupe est le volcan de la Soufrière (1 467 m), encore actif. Le tremblement de terre de 1843, suivi d’un incendie, a fait 1200 morts Ă Pointe-Ă -Pitre et n’a pas occasionnĂ© de tsunami.
Le dĂ©partement de la Guadeloupe comptait Ă©galement deux dĂ©pendances Ă©loignĂ©es (Saint-BarthĂ©lemy et Saint-Martin) jusqu’au 15 juillet 2007, date Ă laquelle ces deux communes insulaires sont devenues des collectivitĂ©s d’outre-mer distinctes.
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier guadeloupe
Histoire de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe – location voilier antilles
La Guadeloupe est Ă la fois une rĂ©gion d’outre-mer et un dĂ©partement d’outre-mer (numĂ©ro 971) français.
Ce petit archipel des Antilles (mer des CaraĂŻbes) se trouve Ă environ 7 000 km de la MĂ©tropole, 600 km au nord des cĂ´tes de l’AmĂ©rique du Sud, Ă 600 km Ă l’est de la RĂ©publique dominicaine et Ă 950 km au sud-est des États-Unis.
Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, « île aux belles eaux », Guadeloupe (guadalupe en espagnol) vient de la Virgen de Guadalupe (la Vierge Guadalupe), une sainte locale de la province de Cáceres en Estrémadure.
Le dĂ©partement de la Guadeloupe regroupe administrativement huit Ă®les et de nombreux Ă®lots. L’Ă®le de Basse-Terre et l’Ă®le de Grande-Terre constituent la Guadeloupe stricto sensu.
En dépendent administrativement :
Marie-Galante (au sud),
les îles des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) (au sud),
la DĂ©sirade (Ă l’est),
les Ă®les de la Petite Terre (Ă l’est).
L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive dans l’Ă®le lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage Ă un monastère espagnol. Ă€ l’Ă©poque, la Guadeloupe est peuplĂ©e par les CaraĂŻbes, peuple amĂ©rindien prĂ©sent sur l’Ă®le depuis le VIIIe siècle. Elle Ă©tait habitĂ©e auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd’hui sujette Ă controverse, furent massacrĂ©s Ă l’arrivĂ©e des indiens CaraĂŻbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.
Ă€ partir de 1635, Charles Liènard de l’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des Ă®les de l’AmĂ©rique. C’est le dĂ©but de la colonisation de l’Ă®le. En 1641, se termine la guerre entre colons et caraĂŻbes. Ces derniers, dĂ©jĂ diminuĂ©s par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyĂ©s sur l’Ă®le de la Dominique. Les dĂ©buts de la colonisation sont difficiles, c’est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser l’Ă®le. En 1674, la Guadeloupe passe sous l’autoritĂ© directe de la couronne du roi de France et devient par la suite une dĂ©pendance de la Martinique.
Après des tentatives infructueuses des Anglais en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s’emparent de la Guadeloupe en 1759 et la conserveront jusqu’en 1763 (traitĂ© de Paris). Ă€ partir de 1775, la Guadeloupe, n’est plus rattachĂ©e Ă la Martinique mais reste sous l’autoritĂ© du gouverneur des Ă®les du Vent. En avril 1794, profitant des troubles provoquĂ©s par la RĂ©volution française, les Britanniques prennent Ă nouveau possession de l’Ă®le. Ils en seront chassĂ©s l’Ă©tĂ© suivant par Victor Hugues, un commissaire de la RĂ©publique, aidĂ© pour cela par les esclaves auxquels il avait promis la libertĂ©. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l’abolition de l’esclavage (adoptĂ© par la convention au mois de fĂ©vrier par la loi du 16 pluviĂ´se an II). Victor Hugues, dit « le terrible », met en place les lois de la Convention et par consĂ©quent le tribunal rĂ©volutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l’Angleterre)ne se soumettant pas au nouveau rĂ©gime, sont traduits devant ce tribunal. La repression du commissaire de la Convention sera Ă©tendue aux « anciens » esclaves qui se rĂ©voltèrent pour ne pas avoir Ă©tĂ© payĂ©. En 1798, le directoire le rappela en France. Il a Ă©tĂ© remplacĂ© par le GĂ©nĂ©ral Desfourneaux. MalgrĂ© sa volontĂ© de rĂ©forme de la gestion locale, ce dernier est Ă©galement remis en cause par la population et par une partie de l’armĂ©e.
Le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l’armĂ©e les officiers noirs, intĂ©grĂ©s après l’abolition de l’esclavage. Une rĂ©volte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, mĂ©tisse, deviendra un des chefs de cette rĂ©bellion avec Joseph Ignace.
Le premier consul dĂ©pĂŞche une expĂ©dition de 4000 hommes dirigĂ©s par le gĂ©nĂ©ral Richepance pour mater la rebellion. Après une dĂ©fense hĂ©roĂŻque, beaucoup de rĂ©voltĂ©s prĂ©fèrent se suicider plutĂ´t que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres[1]. La loi du 16 pluviĂ´se an II qui avait abolit l’esclavage est annulĂ©e le 16 juillet 1802 par Bonaparte.
En 1808, les anglais mennent une nouvelle campagne d’nvasion des antilles. Il conquiert cette annĂ©e lĂ , Marie-Galante et La DĂ©sirade puis en 1809 les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est Ă nouveau anglaise.
Après une première tentative d’invasion en 1814 (Saint-BarthĂ©lemy avait Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e Ă la Suède par le traitĂ© de 1784). Les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe Ă la France qu’en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restĂ©e sous souverainetĂ© française jusqu’à nos jours.
Entre 1816 et 1825 une sĂ©rie de lois propre Ă l’Ă®le sont promulguĂ©es. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième RĂ©publique, l’esclavage est finalement aboli. Et Saint-BarthĂ©lemy est recĂ©dĂ©e par le Royaume de Suède Ă la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.
La Guadeloupe a participé à la seconde guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer à la résistance.
Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place à l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).
Les 25, 26 et 27 mai 1967 ont lieu des manifestions ouvrières en vue d’obtenir une augmentation salariale de 2,5%. Ces manifestations seront rĂ©primĂ©es par les forces de l’ordre, entraĂ®nant la mort de 87 personnes dont Jacques Nestor, un cĂ©lèbre militant du GONG. Les personnes arrĂŞtĂ©es seront relaxĂ©s par la cour.
Le 7 dĂ©cembre 2003 a eu lieu le rĂ©fĂ©rendum portant sur le changement se statut pour la Guadeloupe et le non l’a emportĂ©. Il Ă©tait question de mettre en place une nouvelle collectivitĂ© territoriale sous l’impulsion du congrès constituĂ© par la rĂ©gion et le dĂ©partement. Le Congrès a formulĂ© sa volontĂ© de mettre en place une AssemblĂ©e Unique visant Ă regrouper les compĂ©tences des deux collectivitĂ©s rĂ©gion et dĂ©partement. Cette nouvelle collectivitĂ© allait rester dans le cadre de l’article 73 de la constitution française avec un rĂ©gime dit d’assimilation lĂ©gislative.
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier guadeloupe
Géographie de Chypre- location voilier chypre
SituĂ©e au Moyen-Orient, au sud de la Turquie, Chypre est une Ă®le de la Mer MĂ©diterranĂ©e en Asie contrairement Ă toutes les autres Ă®les de la mer MĂ©diterranĂ©e. NĂ©anmoins, d’un point de vue politique et culturel, l’Ă®le se rattache aussi davantage Ă l’Europe, dont elle est d’ailleurs membre des principales institutions (Union europĂ©enne, Conseil de l’Europe, etc.).
Un tiers (3 355 km²) de la superficie totale de l’Ă®le (9 250 km²) est situĂ©e dans la rĂ©gion Chypriote Turque.
Sommaire
1 Superficie – comparatif
2 Revendications maritimes
3 Climat
4 Topographie
5 Ressources naturelles
6 Utilisation des terres
7 Risques naturels
8 Environnement
9 Voir aussi
Superficie – comparatif
Chypre est la 3e plus grande île de la mer Méditerranée (après la Sicile et la Sardaigne). Environ 0.6 fois la taille du Connecticut, un peu plus du tiers de la superficie de la Bretagne
Revendications maritimes
plateau continental : 200-m de profondeur ou jusqu’Ă la profondeur d’exploitation
mer territoriale : 12 milles nautiques
Climat
TempĂ©rĂ© et mĂ©diterranĂ©en avec des Ă©tĂ©s très chauds et secs et des hivers frais et humides. Chypre est l’Ă®le la plus chaude de la MĂ©diterranĂ©e et Nicosie est la ville la plus chaude en Europe avec une tempĂ©rature annuelle moyenne de 19,5 °C. Les hivers sont tempĂ©rĂ©s (tempĂ©rature moyenne en janvier 10 °C – 13 °C) et les Ă©tĂ©s sont très chauds (tempĂ©rature moyenne en juillet-aoĂ»t 16 °C – 29 °C).
Topographie
Les principales caractĂ©ristiques topographiques de Chypre sont deux chaĂ®nes de montagnes qui s’Ă©tendent de l’est Ă l’ouest – la chaĂ®ne de Pentadaktylos au Nord (1 024 m) et le massif du Troodos au sud-ouest (1 951 m) – sĂ©parĂ©s par la plaine centrale. Chypre n’a pas de fleuves pĂ©rennes ou des lacs.
Ressources naturelles
Cuivre, pyrite, amiante, gypse, bois, sel, marbre, terre argileuse
Utilisation des terres
Terres cultivées avec renouvellement annuel (ex. champs de céréales) : 10 % cultures permanentes ;sans renouvellement (ex. vergers, vignes) : 5 % autres : 85 % (est. 1998) Terres irriguées : 400 km² (est. 1998)
Risques naturels
Activité sismique modérée ; sécheresse
Environnement
Manque d’eau (pas de rĂ©serves naturelles, pluies irrĂ©gulières) mais des usines de dĂ©salinisation sont utilisĂ©es depuis 2000 (environ) ; pollution de l’eau par les eaux usĂ©es et les dĂ©chets industriels ; dĂ©gradation cĂ´tière ; destruction des habitats de la vie sauvage par l’urbanisation
Accords internationaux : adhĂ©sion Ă : Pollution de l’Air, BiodiversitĂ©, Evolution du Climat, Evolution du Climat – Protocole de Kyoto, DĂ©sertification, Espèces en Voie de Disparition, Modification de l’Environnement, DĂ©chets Dangereux, Loi de la Mer, DĂ©versement de Produits dans la Mer, Interdiction des Essais NuclĂ©aires, Protection de la Couche d’Ozone, Pollution par les Navires signĂ©, mais non ratifiĂ© : Pollution de l’Air – Polluants Organiques Persistants
licence GFDL -
Auteurs -
location voilier chypre
Histoire du chypre – location voilier chypre
Chypre est une Ă®le situĂ©e en MĂ©diterranĂ©e orientale, en tant que telle en Asie, en dessous de l’Anatolie et en face de la Syrie, tout en Ă©tant membre de l’Union europĂ©enne de facto pour sa partie sud, de jure pour toute l’Ă®le. Elle est peuplĂ©e d’environ 1 300 000 habitants, dont l’élĂ©ment «grec» est majoritaire et l’Ă©lĂ©ment «turc» minoritaire, ainsi que par des «Britanniques» installĂ©s dans des enclaves militaires sous souverainetĂ© de la Couronne. La partie nord de l’Ă®le est indĂ©pendante depuis 1974. Chypre est divisĂ©e de facto en deux entitĂ©s, sĂ©parĂ©e entre elles par la Ligne verte ou « ligne Attila ».
la RĂ©publique de Chypre est la seule internationalement reconnue. Elle dispose d’un siège Ă l’ONU et est membre de l’Union europĂ©enne (UE). Elle est rĂ©putĂ©e exercer sa souverainetĂ© sur l’ensemble de l’Ă®le cependant elle ne contrĂ´le pratiquement que la partie mĂ©ridionale.
la partie nord, autoproclamĂ©e RĂ©publique turque de Chypre du Nord (RTCN), n’est reconnue que par la Turquie, et est peuplĂ©e par des Chypriotes d’origine turque, et des Turcs issus des colonisations forcĂ©es depuis 1974. Depuis 2004, l’Organisation de la confĂ©rence islamique accorde Ă cet État, le statut d’observateur sous le nom de l’État turc de Chypre, et l’AzerbaĂŻdjan et le Pakistan sont les rares pays prĂ©sentant le souhait de le considĂ©rer comme un État.
les enclaves britanniques d’Akrotiri et Dhekelia : au sud de l’Ă®le, sont deux bases militaires que le Royaume-Uni a conservĂ© en pleine souverainetĂ© après l’indĂ©pendance de l’Ă®le.
MalgrĂ© l’Ă©chec des initiatives timides de l’Europe (UE) et le rejet du plan de L’ONU (plan Kofi Annan approuvĂ© par l’UE) en 2004 par la partie grecque Ă 75 %, la RĂ©publique chypriote est entrĂ©e dans l’Union europĂ©enne. MĂŞme si l’Union europĂ©enne se disait opposĂ©e Ă accepter une Ă®le divisĂ©e, la partie nord est de facto exclue, malgrĂ© l’approbation du plan de l’ONU Ă 65 %. Le statut de l’Ă®le est donc devenu un point de contentieux majeur des relations entre la Turquie et l’Union europĂ©enne.
HabitĂ©e dès le VIe millĂ©naire, l’Ă®le vit apparaĂ®tre la cĂ©ramique vers le milieu du IVe millĂ©naire. Les sites nĂ©olithiques furent abandonnĂ©s vers 3000 av. J.-C. L’âge du bronze, qui dĂ©buta vers 2300, fut une pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© grâce Ă l’exploitation des mines et au dĂ©veloppement du commerce. Dans l’AntiquitĂ©, l’île de Chypre appartenait Ă un large monde hellĂ©nique.
Vers 1450 av. J.-C., les MycĂ©niens y fondèrent une colonie; c’est Ă partir de 1200 av. J.-C. que commencèrent Ă ĂŞtre fondĂ©es les citĂ©s-royaumes grecques de Chypre.
Vers 1000 av. J.-C., s’Ă©tait Ă©tablie Ă Kition, une colonie de PhĂ©niciens.
On extrayait de l’Ă®le de Chypre, du cuivre, que les Romains appelaient aes cyprium (littĂ©ralement «mĂ©tal de Chypre»). Ce mot se transforma au fil du temps pour devenir «cuivre» en français. Chypre fit ensuite partie de l’Empire romain, puis de l’Empire byzantin.
Richard CĹ“ur de Lion conquit l’île (1191) et en fit don Ă Guy de Lusignan, qui y fonda le royaume latin de Chypre (1192-1489). Dans le contexte de la perte des États latins d’Orient, Limassol devint la capitale et le siège de l’ordre du Temple. Elle passa ensuite sous le contrĂ´le de Venise (1489-1571), avant d’être conquise par les Turcs; Ă Famagouste, Marcantonio Bragadin est torturĂ© et exĂ©cutĂ© contrairement aux engagements; après la victoire navale de LĂ©pante (7 octobre 1571), Venise accepte la perte de l’Ă®le avec la paix du 7 mars 1573.
En 1878, le sultan cède au Royaume-Uni l’administration de Chypre en garantie des rĂ©formes auxquelles il s’est engagĂ©. Ă€ l’issue de la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni annexe unilatĂ©ralement Chypre et la transforme en une colonie de la Couronne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour rĂ©clamer l’union avec la Grèce : l’Enosis.
En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique et mènent une lutte pour l’indĂ©pendance de l’Ă®le. Les Britanniques, afin de prĂ©server leur position et de rĂ©primer le mouvement anticolonialiste, menĂ© majoritairement par les Chypriote grecs, recrutent des milices chypriotes turques en renfort des troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin Ă la lutte anticolonialiste. Chypre devient une rĂ©publique indĂ©pendante en 1960, ainsi que membre de l’ONU et du Commonwealth. Le Royaume-Uni, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de l’Ă©quilibre constitutionnel. Le traitĂ© de garantie accorde, en particulier, un droit d’intervention militaire, sous certaines conditions, aux trois puissances garantes, pour rĂ©tablir l’ordre constitutionnel si celui-ci venait Ă ĂŞtre modifiĂ©. La constitution garantit Ă la minoritĂ© chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids dĂ©mographique (18 % de la population), et un droit de veto sur les dĂ©cisions du parlement, dans un système communautaire que certains jugent analogue Ă celui du Liban. Il est Ă signaler que, selon la partie grecque, ces quotas se rĂ©vĂ©lèrent si disproportionnĂ©s que durant la pĂ©riode 1960-1962, le nouvel État chypriote eut certaines difficultĂ©s Ă les remplir, par manque de candidats chypriotes turcs.
En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le prĂ©sident Makarios propose des amendements Ă la Constitution de 1960. Cette proposition, connue sous le nom des «treize amendements de Makarios», visait Ă rĂ©pondre Ă la situation de blocage institutionnel persistant depuis plusieurs mois. En effet, les reprĂ©sentants chypriotes grecs et chypriotes turcs usant alternativement, et de manière systĂ©matique, de leur droit de veto, sur les propositions issues de l’autre communautĂ©, le blocage Ă©tait inĂ©vitable. Les questions fiscales et de partage de l’administration des villes furent, en 1963, Ă l’origine de la paralysie complète des institutions sur ces sujets. Aussi, les propositions de Makarios avaient-elles pour but de dĂ©noncer le droit de veto chypriote turc, et plus gĂ©nĂ©ralement la pondĂ©ration excessive des pouvoirs institutionnels. Ce coup de force du prĂ©sident chypriote contribua Ă exacerber les tensions entre les deux communautĂ©s, conduisant Ă de violents affrontements en dĂ©cembre 1963. Cet Ă©pisode sanglant très controversĂ© dans son dĂ©roulement, marque certainement la fin des espoirs de cohabitation pacifique entre les deux communautĂ©s, qui n’auront de cesse de se sĂ©parer, et de s’affronter dans une lutte fratricide. Profitant de cette situation de tension, la Turquie reprend et actualise une ancienne revendication: la partition de l’île, et la communautĂ© turque, historiquement très liĂ©e Ă Ankara, met en Ĺ“uvre, partout oĂą elle le peut dans l’Ă®le, ce programme de sĂ©paration. En ce dĂ©but d’annĂ©e 1964, Chypre est Ă feu et Ă sang. Les provocations, de toutes parts, se multiplient, et la rĂ©ponse apportĂ©e par le gouvernement est inadaptĂ©e. Parallèlement, des milices extrĂ©mistes, notamment EOKA B pour les Chypriotes grecs, avivent les tensions en commettant des exactions, certes limitĂ©es mais extrĂŞmement violentes. Ces incidents sanglants seront l’occasion pour les Chypriotes turcs de mettre en Ĺ“uvre leur plan de partition et de se retirer unilatĂ©ralement de toutes les instances gouvernementales de l’Ă®le pour affaiblir la lĂ©gitimitĂ© du gouvernement et ainsi paralyser l’État chypriote. Les Chypriotes grecs profitent de la politique de la chaise vide, dĂ©cidĂ©e en janvier 1964, par les reprĂ©sentants chypriotes turcs, dans toutes les instances reprĂ©sentatives, pour faire passer des lois rééquilibrant les pouvoirs conformĂ©ment au prorata dĂ©mographique. Les Chypriotes turcs, persistent quant Ă eux dans la logique de la sĂ©paration, provoquant de ce fait les conditions de leur mise Ă l’Ă©cart. Le TMT, milice chypriote turque, provoque de manière concertĂ©e des incidents, auxquels les Chypriotes grecs rĂ©pondent de manière toujours plus disproportionnĂ©e. Les dirigeants chypriotes turcs poursuivent, durant tout l’hiver 1964, cette politique du pire dans le but de dĂ©montrer que leur sĂ©curitĂ© est en jeu et que la partition est la seule solution prĂ©servant leur existence mĂŞme. Cette politique se concrĂ©tisera, dans les premiers jours de juin, par l’appel de la communautĂ© chypriote turque Ă la Turquie, pour qu’elle intervienne militairement afin d’assurer sa protection : les troupes turques sont stationnĂ©es Ă Iskenderun et prĂŞtes Ă intervenir (ce qui accrĂ©dite l’hypothèse du plan concertĂ© entre la Turquie et les reprĂ©sentants chypriotes turcs). Toutefois, l’invasion militaire de Chypre sera empĂŞchĂ©e in extremis par le prĂ©sident amĂ©ricain Johnson qui intervient personnellement les 5 et 6 juin 1964, afin de calmer les vellĂ©itĂ©s turques, et l’opĂ©ration projetĂ©e par Ankara se soldera par une campagne de bombardement des villages chypriotes grecs, mais sans intervention terrestre. Les États-Unis, par l’intermĂ©diaire de leur ancien chef du dĂ©partement d’État, Dean Acheson, tenteront une mĂ©diation secrète entre la Grèce et la Turquie (par ailleurs alliĂ©s au sein de l’OTAN) sur la question chypriote afin d’Ă©viter une guerre entre ces deux pays, susceptible de dĂ©stabiliser le flanc sud-est de l’OTAN. Ces tentatives se soldent par un Ă©chec faisant de Chypre le terrain d’affrontements incessants entre les milices chypriotes grecque et turque, ce qui conduira l’ONU Ă envoyer un important contingent de casques bleus (UNFICYP) sur l’île en mars 1964.
Suite Ă la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se rĂ©fugient Ă Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigĂ©e par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le prĂ©sident Makarios avec l’aide du groupe armĂ© de l’EOKA B (Ă ne pas confondre avec l’EOKA qui souhaitait rĂ©aliser l’ Enosis, c’est-Ă -dire l’unification de Chypre Ă la Grèce). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement prĂ©textant la protection des intĂ©rĂŞts de la communautĂ© turque en lançant l’opĂ©ration Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours (s’assurant le contrĂ´le de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l’armĂ©e de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels. Une fois la rĂ©publique chypriote restaurĂ©e, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la «ligne verte» (appelĂ©e «ligne Attila» par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints Ă l’exode entre 1974 et 1975, chassĂ©s du territoire occupĂ© par la Turquie; les Turcs sont forcĂ©s de s’installer au nord en 1975 Ă la demande de leur leader Rauf Raif DenktaĹź, lors de pourparlers Ă Vienne (Autriche). Le 13 fĂ©vrier 1975 se met en place un État, « la RĂ©publique des turquisants » de Chypre du Nord en 1983 qui n’est reconnu que par la Turquie. L’ONU a dĂ©sapprouvĂ© cette occupation dans sa rĂ©solution 541 du 18 novembre 1983. L’UNFICYP prend le contrĂ´le de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. La Turquie mène alors des campagnes successives d’Ă©migration forcĂ©e vers la partie occupĂ©e de Chypre (systĂ©matiquement condamnĂ©es par des rĂ©solutions de l’ONU) afin renforcer son poids dĂ©mographique et turquiser le Nord de l’Ă®le. Ainsi, on compte aujourd’hui sur l’Ă®le environ 80 000[rĂ©f. nĂ©cessaire] colons venus de Turquie.
En 2003 la perspective de l’entrĂ©e de Chypre dans l’Union europĂ©enne permet un premier dĂ©gel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrĂ©taire des Nations unies, Kofi Annan. Mais le plan Annan, intervenant après trente ans de nĂ©gociations infructueuses et proposant d’instaurer un État confĂ©dĂ©ral, autorisant chaque Ă©tat confĂ©dĂ©rĂ© ainsi créé Ă empĂŞcher l’installation de plus d’un tiers de rĂ©sidents de l’autre communautĂ© sur son sol, acceptĂ© Ă plus de 65 % par les habitants du nord de l’Ă®le, est rejetĂ© Ă 70 % par ceux du sud lors d’un rĂ©fĂ©rendum. Au cours de ce rĂ©fĂ©rendum, pour la première fois, des manifestations massives ont eu lieu dans la partie occupĂ©e de Chypre, au cours desquelles la communautĂ© chypriote turque a contestĂ© ouvertement la tutelle d’Ankara, et exprimĂ© son souhait de voir la Turquie s’occuper moins des affaires institutionnelles chypriotes turques. Le 1er mai 2004, la RĂ©publique de Chypre entre dans l’Union europĂ©enne avec une partie de son territoire toujours occupĂ©e militairement par la Turquie. La reprise des nĂ©gociations entre les deux parties, et tout progrès vers une solution Ă ce conflit qui sĂ©pare de fait les deux communautĂ©s depuis plus de quarante ans, semble dĂ©sormais largement conditionnĂ©e par l’avancĂ©e des nĂ©gociations sur l’adhĂ©sion de la Turquie Ă l’Europe. La crĂ©ation depuis 2005 de points de passage d’un cĂ´tĂ© vers l’autre, permettant aux populations de renouer des contacts donne une lueur d’espoir en vue d’une amĂ©lioration de la situation.
Le 3 avril 2008, malgrĂ© l’opposition de l’armĂ©e turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupĂ©e en deux par un mur depuis 1964, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville[1].
