Histoire de la Guadeloupe : Location voilier Guadeloupe Location bateau Antilles

La Guadeloupe est � la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer (numéro 971) français.
Ce petit archipel des Antilles (mer des Caraïbes) se trouve � environ 7 000 km de la Métropole, 600 km au nord des côtes de l’Amérique du Sud, � 600 km � l’est de la République dominicaine et � 950 km au sud-est des États-Unis.
Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, « île aux belles eaux », Guadeloupe (guadalupe en espagnol) vient de la Virgen de Guadalupe (la Vierge Guadalupe), une sainte locale de la province de Cáceres en Estrémadure.

Le département de la Guadeloupe regroupe administrativement huit îles et de nombreux îlots. L’île de Basse-Terre et l’île de Grande-Terre constituent la Guadeloupe stricto sensu.

En dépendent administrativement :

Marie-Galante (au sud),
les îles des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) (au sud),
la Désirade (� l’est),
les îles de la Petite Terre (� l’est).

L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb arrive dans l’île lors de son deuxième voyage. Il la nomme Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage � un monastère espagnol. À l’époque, la Guadeloupe est peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l’île depuis le VIIIe siècle. Elle était habitée auparavant par les Arawaks, qui selon une thèse aujourd’hui sujette � controverse, furent massacrés � l’arrivée des indiens Caraïbes, en dehors des femmes qui transmirent leur langue.

À partir de 1635, Charles Liènard de l’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville en prennent possession au nom de la Compagnie française des îles de l’Amérique. C’est le début de la colonisation de l’île. En 1641, se termine la guerre entre colons et caraïbes. Ces derniers, déj� diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l’île de la Dominique. Les débuts de la colonisation sont difficiles, c’est ainsi que quatre Compagnies commerciales font faillite en tentant de coloniser l’île. En 1674, la Guadeloupe passe sous l’autorité directe de la couronne du roi de France et devient par la suite une dépendance de la Martinique.

Après des tentatives infructueuses des Anglais en 1666, 1691 et 1703, les Britanniques s’emparent de la Guadeloupe en 1759 et la conserveront jusqu’en 1763 (traité de Paris). À partir de 1775, la Guadeloupe, n’est plus rattachée � la Martinique mais reste sous l’autorité du gouverneur des îles du Vent. En avril 1794, profitant des troubles provoqués par la Révolution française, les Britanniques prennent � nouveau possession de l’île. Ils en seront chassés l’été suivant par Victor Hugues, un commissaire de la République, aidé pour cela par les esclaves auxquels il avait promis la liberté. Ce dernier annonce, le 7 juin 1794, l’abolition de l’esclavage (adopté par la convention au mois de février par la loi du 16 pluviôse an II). Victor Hugues, dit « le terrible », met en place les lois de la Convention et par conséquent le tribunal révolutionnaire. Les planteurs (dont certains soutenaient l’Angleterre)ne se soumettant pas au nouveau régime, sont traduits devant ce tribunal. La repression du commissaire de la Convention sera étendue aux « anciens » esclaves qui se révoltèrent pour ne pas avoir été payé. En 1798, le directoire le rappela en France. Il a été remplacé par le Général Desfourneaux. Malgré sa volonté de réforme de la gestion locale, ce dernier est également remis en cause par la population et par une partie de l’armée.

Le premier Consul Bonaparte nomme Lacrosse gouverneur. Ce dernier tente de renvoyer de l’armée les officiers noirs, intégrés après l’abolition de l’esclavage. Une révolte de ces officiers monte. Le propre aide de camps de Lacrosse, Louis Delgrès, métisse, deviendra un des chefs de cette rébellion avec Joseph Ignace.

Le premier consul dépêche une expédition de 4000 hommes dirigés par le général Richepance pour mater la rebellion. Après une défense héroïque, beaucoup de révoltés préfèrent se suicider plutôt que de se rendre. « Vivre libre ou mourir » dernières paroles de Louis Delgres[1]. La loi du 16 pluviôse an II qui avait abolit l’esclavage est annulée le 16 juillet 1802 par Bonaparte.

En 1808, les anglais mennent une nouvelle campagne d’nvasion des antilles. Il conquiert cette année l� , Marie-Galante et La Désirade puis en 1809 les Saintes. En 1810, la Guadeloupe est � nouveau anglaise.

Après une première tentative d’invasion en 1814 (Saint-Barthélemy avait été cédée � la Suède par le traité de 1784). Les Britanniques ne restituèrent la Guadeloupe � la France qu’en 1816 (suite au Congrès de Vienne). Depuis, elle est restée sous souveraineté française jusqu’� nos jours.

Entre 1816 et 1825 une série de lois propre � l’île sont promulguées. Les institutions municipales voient le jour en 1837 et en 1848, sous la Deuxième République, l’esclavage est finalement aboli. Et Saint-Barthélemy est recédée par le Royaume de Suède � la France qui l’incorpore dans l’Empire français au sein de la Guadeloupe.

La Guadeloupe a participé � la seconde guerre mondiale en fournissant des hommes au FFL Forces françaises libres pour participer � la résistance.

Le 19 mars 1946, les anciennes colonies de l’Empire français font place � l’Union française, mais celle des Antilles françaises se rapprochent du statut de la métropole et deviennent des départements d’outre-mer : la Guadeloupe et la Martinique (le département de la Guadeloupe intégrera aussi Saint-Barthélemy et Saint-Martin dans un arrondissement spécial).

Les 25, 26 et 27 mai 1967 ont lieu des manifestions ouvrières en vue d’obtenir une augmentation salariale de 2,5%. Ces manifestations seront réprimées par les forces de l’ordre, entraînant la mort de 87 personnes dont Jacques Nestor, un célèbre militant du GONG. Les personnes arrêtées seront relaxés par la cour.

Le 7 décembre 2003 a eu lieu le référendum portant sur le changement se statut pour la Guadeloupe et le non l’a emporté. Il était question de mettre en place une nouvelle collectivité territoriale sous l’impulsion du congrès constitué par la région et le département. Le Congrès a formulé sa volonté de mettre en place une Assemblée Unique visant � regrouper les compétences des deux collectivités région et département. Cette nouvelle collectivité allait rester dans le cadre de l’article 73 de la constitution française avec un régime dit d’assimilation législative.

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Histoire du chypre – location voilier chypre

Chypre est une île située en Méditerranée orientale, en tant que telle en Asie, en dessous de l’Anatolie et en face de la Syrie, tout en étant membre de l’Union européenne de facto pour sa partie sud, de jure pour toute l’île. Elle est peuplée d’environ 1 300 000 habitants, dont l’élément «grec» est majoritaire et l’élément «turc» minoritaire, ainsi que par des «Britanniques» installés dans des enclaves militaires sous souveraineté de la Couronne. La partie nord de l’île est indépendante depuis 1974. Chypre est divisée de facto en deux entités, séparée entre elles par la Ligne verte ou « ligne Attila ».

la République de Chypre est la seule internationalement reconnue. Elle dispose d’un siège à l’ONU et est membre de l’Union européenne (UE). Elle est réputée exercer sa souveraineté sur l’ensemble de l’île cependant elle ne contrôle pratiquement que la partie méridionale.
la partie nord, autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN), n’est reconnue que par la Turquie, et est peuplée par des Chypriotes d’origine turque, et des Turcs issus des colonisations forcées depuis 1974. Depuis 2004, l’Organisation de la conférence islamique accorde à cet État, le statut d’observateur sous le nom de l’État turc de Chypre, et l’Azerbaïdjan et le Pakistan sont les rares pays présentant le souhait de le considérer comme un État.
les enclaves britanniques d’Akrotiri et Dhekelia : au sud de l’île, sont deux bases militaires que le Royaume-Uni a conservé en pleine souveraineté après l’indépendance de l’île.
Malgré l’échec des initiatives timides de l’Europe (UE) et le rejet du plan de L’ONU (plan Kofi Annan approuvé par l’UE) en 2004 par la partie grecque à 75 %, la République chypriote est entrée dans l’Union européenne. Même si l’Union européenne se disait opposée à accepter une île divisée, la partie nord est de facto exclue, malgré l’approbation du plan de l’ONU à 65 %. Le statut de l’île est donc devenu un point de contentieux majeur des relations entre la Turquie et l’Union européenne.

Habitée dès le VIe millénaire, l’île vit apparaître la céramique vers le milieu du IVe millénaire. Les sites néolithiques furent abandonnés vers 3000 av. J.-C. L’âge du bronze, qui débuta vers 2300, fut une période de prospérité grâce à l’exploitation des mines et au développement du commerce. Dans l’Antiquité, l’île de Chypre appartenait à un large monde hellénique.
Vers 1450 av. J.-C., les Mycéniens y fondèrent une colonie; c’est à partir de 1200 av. J.-C. que commencèrent à être fondées les cités-royaumes grecques de Chypre.
Vers 1000 av. J.-C., s’était établie à Kition, une colonie de Phéniciens.

On extrayait de l’île de Chypre, du cuivre, que les Romains appelaient aes cyprium (littéralement «métal de Chypre»). Ce mot se transforma au fil du temps pour devenir «cuivre» en français. Chypre fit ensuite partie de l’Empire romain, puis de l’Empire byzantin.

Richard CÅ“ur de Lion conquit l’île (1191) et en fit don à Guy de Lusignan, qui y fonda le royaume latin de Chypre (1192-1489). Dans le contexte de la perte des États latins d’Orient, Limassol devint la capitale et le siège de l’ordre du Temple. Elle passa ensuite sous le contrôle de Venise (1489-1571), avant d’être conquise par les Turcs; à Famagouste, Marcantonio Bragadin est torturé et exécuté contrairement aux engagements; après la victoire navale de Lépante (7 octobre 1571), Venise accepte la perte de l’île avec la paix du 7 mars 1573.

En 1878, le sultan cède au Royaume-Uni l’administration de Chypre en garantie des réformes auxquelles il s’est engagé. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le Royaume-Uni annexe unilatéralement Chypre et la transforme en une colonie de la Couronne. En 1931 a lieu un premier soulèvement populaire des Chypriotes grecs pour réclamer l’union avec la Grèce : l’Enosis.

En 1955, les Chypriotes grecs reprennent les armes contre le pouvoir britannique et mènent une lutte pour l’indépendance de l’île. Les Britanniques, afin de préserver leur position et de réprimer le mouvement anticolonialiste, mené majoritairement par les Chypriote grecs, recrutent des milices chypriotes turques en renfort des troupes coloniales. Les accords de Zurich et de Londres de 1959 mettent fin à la lutte anticolonialiste. Chypre devient une république indépendante en 1960, ainsi que membre de l’ONU et du Commonwealth. Le Royaume-Uni, la Turquie et la Grèce deviennent les États garants de l’équilibre constitutionnel. Le traité de garantie accorde, en particulier, un droit d’intervention militaire, sous certaines conditions, aux trois puissances garantes, pour rétablir l’ordre constitutionnel si celui-ci venait à être modifié. La constitution garantit à la minorité chypriote turque un poids politique important (30 % des postes dans la fonction publique et 40 % dans la police) au regard de son poids démographique (18 % de la population), et un droit de veto sur les décisions du parlement, dans un système communautaire que certains jugent analogue à celui du Liban. Il est à signaler que, selon la partie grecque, ces quotas se révélèrent si disproportionnés que durant la période 1960-1962, le nouvel État chypriote eut certaines difficultés à les remplir, par manque de candidats chypriotes turcs.

En 1961, Chypre devient membre du Conseil de l’Europe. En 1963, le président Makarios propose des amendements à la Constitution de 1960. Cette proposition, connue sous le nom des «treize amendements de Makarios», visait à répondre à la situation de blocage institutionnel persistant depuis plusieurs mois. En effet, les représentants chypriotes grecs et chypriotes turcs usant alternativement, et de manière systématique, de leur droit de veto, sur les propositions issues de l’autre communauté, le blocage était inévitable. Les questions fiscales et de partage de l’administration des villes furent, en 1963, à l’origine de la paralysie complète des institutions sur ces sujets. Aussi, les propositions de Makarios avaient-elles pour but de dénoncer le droit de veto chypriote turc, et plus généralement la pondération excessive des pouvoirs institutionnels. Ce coup de force du président chypriote contribua à exacerber les tensions entre les deux communautés, conduisant à de violents affrontements en décembre 1963. Cet épisode sanglant très controversé dans son déroulement, marque certainement la fin des espoirs de cohabitation pacifique entre les deux communautés, qui n’auront de cesse de se séparer, et de s’affronter dans une lutte fratricide. Profitant de cette situation de tension, la Turquie reprend et actualise une ancienne revendication: la partition de l’île, et la communauté turque, historiquement très liée à Ankara, met en Å“uvre, partout où elle le peut dans l’île, ce programme de séparation. En ce début d’année 1964, Chypre est à feu et à sang. Les provocations, de toutes parts, se multiplient, et la réponse apportée par le gouvernement est inadaptée. Parallèlement, des milices extrémistes, notamment EOKA B pour les Chypriotes grecs, avivent les tensions en commettant des exactions, certes limitées mais extrêmement violentes. Ces incidents sanglants seront l’occasion pour les Chypriotes turcs de mettre en Å“uvre leur plan de partition et de se retirer unilatéralement de toutes les instances gouvernementales de l’île pour affaiblir la légitimité du gouvernement et ainsi paralyser l’État chypriote. Les Chypriotes grecs profitent de la politique de la chaise vide, décidée en janvier 1964, par les représentants chypriotes turcs, dans toutes les instances représentatives, pour faire passer des lois rééquilibrant les pouvoirs conformément au prorata démographique. Les Chypriotes turcs, persistent quant à eux dans la logique de la séparation, provoquant de ce fait les conditions de leur mise à l’écart. Le TMT, milice chypriote turque, provoque de manière concertée des incidents, auxquels les Chypriotes grecs répondent de manière toujours plus disproportionnée. Les dirigeants chypriotes turcs poursuivent, durant tout l’hiver 1964, cette politique du pire dans le but de démontrer que leur sécurité est en jeu et que la partition est la seule solution préservant leur existence même. Cette politique se concrétisera, dans les premiers jours de juin, par l’appel de la communauté chypriote turque à la Turquie, pour qu’elle intervienne militairement afin d’assurer sa protection : les troupes turques sont stationnées à Iskenderun et prêtes à intervenir (ce qui accrédite l’hypothèse du plan concerté entre la Turquie et les représentants chypriotes turcs). Toutefois, l’invasion militaire de Chypre sera empêchée in extremis par le président américain Johnson qui intervient personnellement les 5 et 6 juin 1964, afin de calmer les velléités turques, et l’opération projetée par Ankara se soldera par une campagne de bombardement des villages chypriotes grecs, mais sans intervention terrestre. Les États-Unis, par l’intermédiaire de leur ancien chef du département d’État, Dean Acheson, tenteront une médiation secrète entre la Grèce et la Turquie (par ailleurs alliés au sein de l’OTAN) sur la question chypriote afin d’éviter une guerre entre ces deux pays, susceptible de déstabiliser le flanc sud-est de l’OTAN. Ces tentatives se soldent par un échec faisant de Chypre le terrain d’affrontements incessants entre les milices chypriotes grecque et turque, ce qui conduira l’ONU à envoyer un important contingent de casques bleus (UNFICYP) sur l’île en mars 1964.

Suite à la dictature des colonels qui se met en place en Grèce, de nombreux opposants se réfugient à Chypre. Le 15 juillet 1974 la garde nationale dirigée par des officiers grecs lance une tentative de coup d’État contre le président Makarios avec l’aide du groupe armé de l’EOKA B (à ne pas confondre avec l’EOKA qui souhaitait réaliser l’ Enosis, c’est-à -dire l’unification de Chypre à la Grèce). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement prétextant la protection des intérêts de la communauté turque en lançant l’opération Attila, et occupe le Nord de l’île en deux jours (s’assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l’armée de s’impliquer plus avant dans ce conflit marque la fin de la dictature des colonels. Une fois la république chypriote restaurée, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d’autre de la «ligne verte» (appelée «ligne Attila» par les Turcs). 200 000 Chypriotes sont contraints à l’exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie; les Turcs sont forcés de s’installer au nord en 1975 à la demande de leur leader Rauf Raif DenktaÅŸ, lors de pourparlers à Vienne (Autriche). Le 13 février 1975 se met en place un État, « la République des turquisants » de Chypre du Nord en 1983 qui n’est reconnu que par la Turquie. L’ONU a désapprouvé cette occupation dans sa résolution 541 du 18 novembre 1983. L’UNFICYP prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. La Turquie mène alors des campagnes successives d’émigration forcée vers la partie occupée de Chypre (systématiquement condamnées par des résolutions de l’ONU) afin renforcer son poids démographique et turquiser le Nord de l’île. Ainsi, on compte aujourd’hui sur l’île environ 80 000[réf. nécessaire] colons venus de Turquie.

En 2003 la perspective de l’entrée de Chypre dans l’Union européenne permet un premier dégel, avec l’ouverture de points de passages sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrétaire des Nations unies, Kofi Annan. Mais le plan Annan, intervenant après trente ans de négociations infructueuses et proposant d’instaurer un État confédéral, autorisant chaque état confédéré ainsi créé à empêcher l’installation de plus d’un tiers de résidents de l’autre communauté sur son sol, accepté à plus de 65 % par les habitants du nord de l’île, est rejeté à 70 % par ceux du sud lors d’un référendum. Au cours de ce référendum, pour la première fois, des manifestations massives ont eu lieu dans la partie occupée de Chypre, au cours desquelles la communauté chypriote turque a contesté ouvertement la tutelle d’Ankara, et exprimé son souhait de voir la Turquie s’occuper moins des affaires institutionnelles chypriotes turques. Le 1er mai 2004, la République de Chypre entre dans l’Union européenne avec une partie de son territoire toujours occupée militairement par la Turquie. La reprise des négociations entre les deux parties, et tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare de fait les deux communautés depuis plus de quarante ans, semble désormais largement conditionnée par l’avancée des négociations sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. La création depuis 2005 de points de passage d’un côté vers l’autre, permettant aux populations de renouer des contacts donne une lueur d’espoir en vue d’une amélioration de la situation.

Le 3 avril 2008, malgré l’opposition de l’armée turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupée en deux par un mur depuis 1964, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville[1].

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Histoire de l’Italie – location bateau italie

L’Italie (en italien Italia) est un pays d’Europe du Sud correspondant physiquement � la péninsule adriatique située au centre de la mer Méditerranée ainsi qu’aux deux plus grandes îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne. Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes.

L’apport de l’Italie � la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de l’Empire romain et de la Renaissance italienne. Existant en tant qu’État depuis son unification (1861), elle est aujourd’hui une démocratie parlementaire solide, membre fondateur de l’Union européenne. L’Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d’habitants, de la force de son économie (elle est la septième puissance économique mondiale) et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales

Étymologie

Le mot « Italie » sous la forme ITALIA apparaît pour la première fois sur une monnaie datant du Ier siècle av. J.-C., retrouvée � Corfinio dans les Abruzzes profondes, l’ancienne Corfinium, capitale de la Confédération italique. Elle avait été frappée par la confédération des peuples italiques en guerre contre Rome.

Le terme même d’Italia évolue pendant l’antiquité. Pour les Grecs, il s’agissait seulement du royaume voisin d’Italos. Une origine populaire rapproche l’étymologie � un épisode de la mythologie grecque des travaux d’Héraclès. En effet, après avoir volé les 115 bÅ“ufs de Géryon, le héros mena le troupeau le long des côtes italiennes, lorsqu’un taureau s’échappa jusqu’en Sicile. Héraclès l’y retrouva et appela le pays Italia (de italos qui en dialecte grec local signifiait « taureau »). Une autre version grecque emploie les termes Ouitalia et Ouitalios, en les rapprochant du grec étalon (anciennement Wetalon) signifiant : « veau ».

Une autre étymologie est proposée, sur le rapprochement de it- et de aithô, en grec : ce verbe signifie « brûler », et on le retrouverait dans le radical du nom du volcan Etna. Sa présence serait justifiée du fait que, « Italie » étant un nom donné par les Grecs, venant de l’est, ils voient le soleil couchant rougeoyer et brûler l’horizon � l’endroit de la péninsule. À noter qu’on trouve le terme aithalia également utilisé � l’époque antique pour les îles de Lemnos (sans doute du fait de son activité métallurgique) et d’Elbe, pour la même raison qu’« Italie ». Son usage pour l’Etna ou Aithna est transparent. Le nom d’aithalia aurait été donné en premier lieu aux côtes sud de la Botte, l� où les Grecs ont accosté en premier, sur le continent.

L’Italie avant et pendant Rome

Avant le développement de Rome, l’Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d’autochtones, empiétaient :

* au sud, les florissantes colonies grecques de la Grande Grèce, � partir du VIIIe siècle av. J.-C.;
* au centre, des peuples italiques, venus d’Europe centrale � l’âge du bronze, proches des Celtes : Osques, Sabins, Samnites, etc. ;
* la civilisation étrusque, non-indo-européenne, venue peut-être d’Asie Mineure ;
* au nord, des Celtes, arrivés plus tardivement de Bohême, occupent la plaine du Pô, appelée Gaule cisalpine.

Sous la République romaine, la limite nord de l’Italie s’arrête � la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis – puis en -59 le Rubicon – et Macra. En -42, la Cisalpine est réunie � l’Italie qui s’arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue ensuite la citoyenneté romaine � l’ensemble des Italiens, puis l’étend � tout l’Empire (édit de Caracalla, 211-212)

Rome et son empire

Romulus et Rémus nourris par la louve, mythe fondateur de la civilisation romaine.

A l’origine la louve était représentée seule, c’est seulement lors de la renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont été ajoutés

La fondation de Rome est due, selon la légende, � Romulus et Remus au milieu du VIIIe siècle av. J.-C.. La civilisation de Rome connut une première phase d’expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symboliques de nombreuses institutions romaines. L’unification de la péninsule est conduite � l’époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée.

Au Ier siècle, Rome dominait tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César le 15 mars 44 la république sombra dans la guerre civile, mais son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et la reine Cléopâtre en Égypte changera la République de Rome en Empire et mis fin ainsi � de longues années d’instabilités politiques. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérisa par le respect des cultures locales et par le développement économique, favorisé par la réalisation de grandes infrastructures.

Au IVe siècle, l’empire fut confronté au début d’une longue série d’invasions barbares : les Wisigoths, les Huns et les Ostrogoths. Sous le coup de ces invasions, l’empire se divisa en Empire romain d’Occident, qui s’effondra rapidement, et en Empire romain d’Orient (ou Empire byzantin), qui résistera encore un millénaire.

Vers l’unification

Du XIVe au XVIIIe siècle, c’est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l’art et la science, d’abord dans la péninsule puis dans l’Europe toute entière. À l’époque de Léonard de Vinci, l’Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d’une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, …). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent � des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l’Espagne (guerres d’Italie). Les guerres incessantes du XVIe siècle dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l’Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du XVIIe au XIXe siècle.

Les campagnes napoléoniennes ont pour conséquence de bouleverser l’ordre établi. Le souhait d’unifier la péninsule s’appuie alors sur le risorgimento, aboutissant � la proclamation du royaume d’Italie, � partir du royaume de Sardaigne, sous l’impulsion du roi Victor-Emmanuel II, complétée en 1870 par l’annexion de Rome qui devient la capitale du royaume unifié.

Après les campagnes napoléoniennes, des poussées nationalistes appuyées par les Savoie, qui voient l� une occasion d’agrandir le Royaume de Sardaigne, conduisent � une série de guerres d’indépendance contre l’Empire Austro-Hongrois, deux d’entre elles avec l’appui extérieur de la France. Les grands protagonistes du Risorgimento sont Victor-Emmanuel II de Savoie, Giuseppe Garibaldi, Giuseppe Mazzini et Camillo Benso, comte de Cavour .

Suite � la seconde guerre d’indépendance, qui, avec l’expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, réussit � unifier, sous la bannière des Savoie, une grande partie de la péninsule (� l’exclusion de Rome et de Venise) et � provoquer la proclamation du Royaume d’Italie en 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence � partir de 1865. En 1866, Venise est annexée au Royaume d’Italie, suivie par Rome, en 1870. Ce qui provoque le début d’une fracture entre l’État italien et l’Église durée jusqu’aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d’une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l’Italie en 1870.

En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d’une agriculture modernisée dans la plaine du Pô et aux ressources hydroélectriques des Alpes. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d’Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud au contraire reste non seulement dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c’est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement � l’auto-consommation. Ainsi s’explique le contraste entre le Nord et le Sud du pays, le développement des mafias et la forte immigration vers l’Europe industrielle et les États-Unis.

De la Première � la Seconde Guerre mondiale

I
* Première Guerre mondiale, 1914-1918 : Bien que faisant théoriquement partie de la triple Alliance, l’Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s’allier � la Triple Entente en 1915. En 1918, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l’Italie n’obtint pas tous les territoires qu’elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l’agitation nationaliste et l’ascension de Mussolini.
* Benito Mussolini : De 1919 � 1922, l’Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l’exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d’affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d’élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l’uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d’Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l’appareil fasciste sur le pays. Son alliance militaire avec l’Allemagne nazie provoquera l’entrée de l’Italie dans la guerre aux côtés des forces de l’Axe.

L’Empire colonial Italien en 1940

* Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l’Italie; Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que l’Allemagne envahit la péninsule, il installe alors sous l’ordre d’Hitler une République sociale italienne. Le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation (8 septembre 1943) et l’Italie poursuit la guerre du côté des Alliés. Tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes le 28 avril 1945.
* En juin 1946, un référendum serré mettant fin � la royauté, la République italienne est proclamée et la famille royale est exilée.

Époque contemporaine

L’Italie s’installe alors dans un régime démocratique, dominé par la Démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, qui favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, � la fois la reconnaissance internationale, l’intégration européenne et un développement économique sans précédents (le miracle économique). Un Parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu’en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d’extrême droite et d’extrême gauche. Peu � peu, la Démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir � des partis moins importants comme le Parti républicain italien ou le Parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l’avortement) ou après le vote de lois (Psichiatria democratica). Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s’installe, ce qui provoque l’opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s’en suit une réorganisation politique massive qui voit l’explosion des 2 grandes forces politiques (la Démocratie Chétienne et le Parti Communiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l’adoption en 1994 de la loi électorale dite Mattarellum, posant les bases d’un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement de Bettino Craxi. S’il est rapidement lâché par ses turbulents alliés (comme la xénophobe Ligue du Nord), il n’en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu’� présent le plus long de toute l’histoire républicaine.

Du 6 au 10 novembre 2002 se déroule � Florence, le 1er Forum social européen, � la suite des violents affrontements du G8 � Gênes.

En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite � une courte victoire aux élections législatives. En août 2006, Ehud Olmert demande � Romano Prodi que l’Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007.

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Malte (Repubblika ta’Malta ou République de Malte) est un État insulaire, membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004[1]. Elle a intégré la zone euro le 1er janvier 2008.
C’est un archipel constitué de neuf îles, dont quatre sont habitées; Malte (Malta en maltais), Gozo (Ghadex), Comino (Kummura) et Manoel, cinq autres sont inhabitées Cominoto (Kemmunett), Filfla, les deux îles de Saint-Paul ( l-Gzejjer ta’ San Pawl) et Fungus Rock. L’archipel est situé entre la mer Méditerranée orientale et occidentale à 93 kilomètres de la Sicile et à 288 kilomètres à l’est de la Tunisie[3], à environ 340 kilomètres au nord de la Libye et 570 km à l’ouest de la Grèce (Céphalonie). Sa localisation stratégique lui a valu les convoitises de nombreuses civilisations au cours des âges.

Histoire

L’histoire de Malte est dès le Néolithique liée à la Sicile jusqu’à l’arrivée des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean en 1530. Napoléon chasse les Chevaliers de Malte en 1798 avant que les Maltais fassent appel à l’Empire britannique en 1800 qui en fait une colonie jusqu’à l’indépendance en 1964.

Préhistoire (5400 à 725 av. J.-C.)

Malte n’est peuplée que vers 5400/5200 av. J.-C. par des groupes néolithiques d’agriculteurs-éleveurs-pêcheurs venant de Sicile[4]. Ils mettent en place une civilisation préhistorique importante qui est à l’origine des plus anciens monuments mégalithiques, encore existants, de l’histoire de l’humanité.

Antiquité (725 av. J.-C. à 870)

Par sa position au centre de la Méditerranée l’archipel maltais est un relais évident, compte tenu de ses ports naturels. Les Phéniciens, grands navigateurs, utilisent Malte à partir du Xe siècle av. J.-C.. Ils installent une colonie dans les îles de l’archipel vers 725 av. J.-C.[6]. Des Grecs s’installent également du VIIe au Ve siècle av. J.-C. et partagent apparemment pacifiquement les îles avec les phéniciens[7]. Avec le déclin de la Phénicie l’île passe sous le contrôle de Carthage en 480 av. J.-C. C’est une colonie précieuse dans la lutte que les Carthaginois mènent contre les Grecs et ensuite contre les Romains. À la faveur des guerres puniques, l’île passe sous le contrôle des Romains en 218 av. J.-C. jusqu’au démantèlement de l’empire romain en 395[8]. Probablement vers 445, l’île de Malte subit l’occupation Vandales et vers 477 celle des Ostrogoths[9]. Elle revient ensuite sous le contrôle de l’Empire romain d’Orient qui est alors Empire byzantin. Elle le reste jusqu’à la conquête de Malte par les Arabes.

Moyen Âge (870 à 1530)

En 870 les Aghlabides s’emparent de l’archipel lors de la conquête de la Sicile. En 1090, les Normands, maîtres de la Sicile, menés par le comte Roger de Hauteville, s’emparent de Malte. En 1127, l’île passe sous domination sicilienne. Pendant cette période, les Maltais se rechristianisent mais conservent leur langue proche de l’arabe tunisien, tout en empruntant massivement une partie de leur vocabulaire au sicilien et à l’italien. L’archipel accueille des familles juives chassées d’Espagne en 1492.

Lorsque Charles Quint se rend, une première fois, en Italie en 1529, pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[10], un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’ordre « en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions » ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile.

Chevaliers de Saint-Jean (1530 Ã 1798)

Délaissant Mdina, ancienne capitale de l’île, l’Ordre installe son Couvent dans le port de Birgu où le grand maître Philippe de Villiers de L’Isle-Adam fit édifier plusieurs fortifications en vue de mettre l’île en état de défense contre une éventuelle attaque des Ottomans.

Le Grand Siège intervient le 19 mai 1565 quand Mustapha Pacha et l’amiral Piali Pacha font débarquer à Marsaxlokk un premier contingent de leurs 40 000 soldats. Le grand maître Jean Parisot de La Valette ne peut opposer qu’environ 9 000 hommes dont 592 chevaliers. Le grand siège de Malte se termine le 13 septembre, après l’arrivée des renforts siciliens du vice-roi Don Garcia de Tolède, par la défaite des Ottomans qui perdent plus 12 000 hommes dont le corsaire Dragut. Les pertes maltaises s’élèvent à environ 9 000 personnes dont des femmes, des enfants, des vieillards, qui n’avaient pu être évacués en Sicile, et 313 chevaliers[13],[14]. La victoire est célébrée avec éclat et reste une des plus grandes victoires de la chrétienté sur l’empire ottoman.

En 1675 puis de nouveau en 1676, une épidémie de peste frappe l’île faisant 11 300 victimes sur une population estimée à 60 000 habitants.

Malte dans l’Empire britannique (1800 Ã 1964)

La domination de l’Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’île par Napoléon Bonaparte lors de son voyage vers l’Égypte. En 1800, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide en raison du pillage systématique de l’île par les troupes napoléoniennes et plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte. En 1802, le traité d’Amiens ordonne le rétablissement de la souveraineté sur l’île à l’Ordre mais rencontre l’opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel à l’ordre de Malte et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814. Toutefois les Britanniques ne sont pas mieux acceptés que les Français : ils imposent unilatéralement leur langue et accaparent le pouvoir politique et économique. Cette situation d’exploitation coloniale provoque en retour la montée de revendications nationalistes et les Britanniques doivent concéder une nouvelle constitution augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil législatif puis reconnaître (1934) la langue maltaise.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Malte joue un rôle important en raison de sa position stratégique qui gêne considérablement le ravitaillement des armées de l’Axe en Afrique du Nord dans leur tentative de s’emparer du canal de Suez. Cela lui vaut la Croix du roi George pour sa résistance héroïque face au blocus et aux bombardements incessants (16000 tonnes de bombes faisant 2000 victimes), croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national.

Indépendance (depuis 1964)

L’indépendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964 mais Malte conserve la reine Élisabeth II à sa tête comme de nombreux pays du Commonwealth. Ce n’est que 10 ans plus tard, le 13 décembre 1974, sous l’impulsion du premier ministre Dom Mintoff que Malte proclame la république et élit un président à sa tête. En 1984 se déroulent d’importantes manifestations contre des mesures de restriction de l’enseignement religieux et des biens du clergé. Cette même année, le pays signe des accords avec la Libye et l’URSS.

L’adhésion de Malte à l’Union européenne devient effective le 1er mai 2004, 11 ans après le début des premières négociations. Malte fait partie de la zone Euro depuis le 1er janvier 2008.

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La Martinique est � la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer (numéro 972) français. Elle devrait sont nom � Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L’île est alors appelée « Matinino », qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, « l’île aux fleurs », Madiana, Matinite et enfin, par influence de l’île voisine La Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l’île aux iguanes ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l’archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, � environ 450 km au nord-est des côtes de l’Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que des revendications indépendantistes modernes.

Les premiers peuplements de la Martinique

Les premiers, amérindiens, ont été archéologiquement attestés du Ier siècle. Aucune donnée fiable ne permet d’en faire remonter le peuplement � une période plus ancienne.

Les premiers habitants sont de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent de la forêt amazonienne. Le nom d’arawaks qui leur est donné désigne plus largement une famille linguistique � laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d’Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.

Cette population produisait une céramique extrêmement décorée. Elle a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Il s’agit d’une population néolithique pratiquant l’agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d’habitat sur le bord de mer a fait l’objet de fouilles entre 1996 et 2001.

Le niveau d’occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l’ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d’abandon en place recouverte par la cendre d’une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s’installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.

Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent � la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l’appellation de « caraïbe ». Le site archéologique de la plage de l’Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l’arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté du IXe siècle.

Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de « chroniqueurs », premiers auteurs d’écrits sur les nouveaux territoires de l’Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d’écriture.

Pour l’instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l’île entre le site de Vivé (vers 300) et l’occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était, jusqu’� très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée (voir Peuple Caraïbe).

Histoire

Les débuts de la colonisation

Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires attribuent la paternité du nom � Christophe Colomb, au cours de son deuxième voyage, en 1493. Celui-ci aurait aperçu de loin seulement les fleurs de l’île le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin : de ce fait, il lui aurait donné le nom de Martinica, ou Madinina (Ile aux fleurs). Il n’y débarqua finalement que neuf ans plus tard, lors de son quatrième voyage dans la région. C’est en 1635, que Pierre Belain d’Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des ÃŽles de l’Amérique.

Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les Français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu’ils jugent trop petites et peuplées d’Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade (ravitaillement en eau), s’approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens [1]. Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre) fondé par d’Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.

L’essor économique

Durant les premières décennies de l’occupation française, l’île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne � sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l’économie du pays jusqu’� la seconde moitié du XXe siècle.

La culture de la canne � sucre telle qu’elle est pratiquée dans l’habitation sucrière demande une importante main-d’Å“uvre que la métropole n’est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l’indigo avait pu se faire avec les « engagés », la traite d’esclaves noirs provenant des côtes de l’Afrique est avancée comme unique solution susceptible de fournir les effectifs nécessaires � la culture de la canne � sucre.

Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d’où leur surnom de « trente-six mois »). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l’engagé un travail semblable � celui de la main d’Å“uvre servile. Mais, � la différence de l’esclave, s’il réussissait � survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l’engagé recouvrait sa liberté � l’issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir � son tour planteur.

La culture de la canne est donc � l’origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l’afflux d’une population africaine réduite en esclavage vers les possessions françaises de l’Amérique, population qui dès la fin du XVIIe siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.

Les Amérindiens, constituant probablement une population � la densité relativement faible, sont peu � peu repoussés vers la côte atlantique avant d’en être finalement chassés, dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population « caraïbe » demeure sur place dans un fort état d’acculturation se fondant petit � petit dans le reste de la population.

Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime � la Martinique au cours du XVIIIe siècle. Si le circuit effectué par certains navires passe par l’Afrique pour y charger une cargaison d’esclaves avant de l’échanger en Martinique contre des denrées coloniales, d’autres, encore plus nombreux, font le voyage directement, en « droiture », entre les ports français (Bordeaux, Nantes) et la colonie. Les profits de la vente d’une cargaison d’esclaves sont tels qu’il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d’espèces métalliques dans les îles se faisant ressentir pendant toute la période coloniale, la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent caractérise l’époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger, même au cours des périodes de paix.

Guerres entre empires européens

Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre les Français et les Anglais (et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques). Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe. C’est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra � la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d’assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.

Au XIXe siècle, l’activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et la République dominicaine), principale colonie française des Antilles au XVIIIe siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville des Antilles au XIXe siècle, connaît alors une prospérité que seule l’éruption volcanique catastrophique de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.

L’esclavage

Les conditions de travail des esclaves étaient extrêmement difficiles. Le taux de mortalité était tellement élevé que l’importation d’esclaves noirs s’accentua pour remplacer les « pertes ». On a importé uniquement dans l’île de Martinique plus d’esclaves que dans l’ensemble des colonies britanniques qui formeront plus tard les États-Unis d’Amérique.

L’abolition de l’esclavage

En France, en 1788, � la veille de la Révolution française, Brissot crée la Société des amis des Noirs, mais malgré les efforts de ses membres les plus éminents comme l’abbé Grégoire ou Condorcet, il ne peut obtenir l’abolition de l’esclavage auprès de la Constituante. Ce n’est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l’esclavage. Mais cette mesure ne sera pas appliquée – loin s’en faut- dans toutes les possessions françaises de l’époque. À la Martinique, elle demeurera lettre morte, contrairement � la Guadeloupe, car un groupe de colons royalistes mené par Jean Baptiste Dubuc va pactiser avec les Britanniques qui occuperont l’île de 1794 � 1802. Par ailleurs, cette abolition, dictée principalement par un humanisme hérité des Lumières, visait également � rallier � la cause révolutionnaire les esclaves révoltés de Saint-Domingue, face � la menace royaliste et au danger d’une invasion britannique. Une fois l’île récupérée par le traité d’Amiens, Napoléon y maintiendra l’esclavage par la Loi du 20 mai 1802. Les mariages mixtes sont entravés du fait d’une réapplication progressive du Code noir par Richepance, notamment � partir de son arrêté du 17 juillet 1802 retirant la nationalité française aux noirs et « gens de couleurs » . Ce n’est que le 27 avril 1848 que Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d’État � la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin � l’esclavage. Avant même que la nouvelle n’arrive, les esclaves martiniquais se sont révoltés et ont obtenu l’abolition de fait le 22 mai 1848.

Pour faire face � la pénurie de main d’Å“uvre consécutive � l’abolition de l’esclavage, la France, imitant en cela le Royaume-Uni et les Pays-Bas, a recours, de 1853 � 1870, � l’immigration d’une main d’Å“uvre asiatique, originaire de l’Inde. Les immigrés indiens sont des travailleurs recrutés initialement pour cinq ans et devant repartir dans leur pays d’origine � l’issue de cette période. Cependant, la grande majorité d’entre eux resteront en Martinique et contribueront au développement de sa richesse intellectuelle et culturelle.

L’éruption de la Montagne Pelée de 1902

L’éruption de la Montagne Pelée en 1902 a durablement marqué les esprits. Le 8 mai 1902, une terrible éruption provoquant la formation d’une nuée ardente tue tous les habitants de Saint-Pierre (� l’exception d’un prisonnier du nom de Louis-Auguste Cyparis, ou Sylbaris, sauvé par l’épaisseur des murs de son cachot) et des environs de la ville (30 000 morts). Le 30 août suivant, alors qu’un géologue s’était déplacé de Paris et avait prévenu du danger d’une nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.

Les ruines de Saint-Pierre et ses épaves sont en train d’être classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les épaves de la rade

De nombreuses épaves sont depuis la catastrophe au fond de la rade, notamment le Roréma, le Dalia, le Diamant, le Tamaya, … Ces sites archéologiques sous-marins font partie des plus beaux sites de plongée de la Caraïbe.

En ce début mai 1902, le BELEM arrive en rade de Saint-Pierre mais sa place est prise par le voilier Tamaya (capitaine Mahéo) de l’armement Rozier de Nantes. Ce petit incident va sauver le BELEM.

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L’Espagne, es: España écouter, est un pays d’Europe du sud et d’Europe de l’Ouest qui occupe la plus grande partie de la péninsule ibérique. Son territoire est limité au nord par les Pyrénées qui constituent une frontière naturelle avec la France et l’Andorre, à l’ouest par une longue frontière nord-sud avec le Portugal, et au sud par le territoire anglais de Gibraltar et le détroit du même nom, qui sépare le continent européen de l’Afrique. Les deux villes de Ceuta et de Melilla, limitrophes du Maroc, ainsi que les archipels des ÃŽles Canaries dans l’océan Atlantique et des ÃŽles Baléares en Méditerranée, sont des territoires non péninsulaires de l’Espagne. Deuxième plus ancienne puissance coloniale européenne après le Portugal, le pays s’est enrichi du XVe siècle au XVIe siècle, mais a décliné avec la perte de ses colonies tout aux long du XIXe siècle. L’Espagne est membre de l’OTAN depuis 1982 et de l’Union européenne depuis 1986. C’est un des pays les plus visités au monde après la France mais c’est le pays qui engrange une grande quantité financière d’origine touristique grâce à un important pouvoir d’achat. Elle accueille le siège de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Les populations autochtones de la péninsule Ibérique s’appelaient les Ibères . Mais des populations celtes, qu’on appelle les celtibères, viendront ensuite s’y agréger.

À partir du IXe siècle avant Jésus-Christ, les Phéniciens, Grecs, Carthaginois installèrent des comptoirs sur les rivages méditerranéens.

Les Romains conquirent la péninsule au IIe siècle av. J.-C. La langue principale, la religion et les lois dérivent en grande partie de la période romaine.

Lors de la chute de l’Empire romain au Ve siècle, des barbares germaniques, les Suèves, les Vandales et les Wisigoths envahirent l’Espagne. Les Vandales, installés momentanément au sud de la péninsule passèrent rapidement en Tunisie, et les Wisigoths imposèrent leur loi jusqu’à la conquête musulmane.

Les Arabo-Berbères menés par Tariq ibn Ziyad conquirent le pays en 711. En 756, l’Espagne musulmane devint indépendante, sous le règne des Omeyyades d’Espagne. En 929, le pays se transforme en califat. Au XIe siècle, le califat s’effondre et se fragmente en micro-états, les Taïfas (jusqu’à 25).

Les chrétiens, réfugiés dans le nord au sein du Royaume des Asturies, profitèrent de cet affaiblissement musulman et entamèrent la Reconquista – mouvement pour chasser les musulmans – qui prit fin en 1492 avec l’élimination du dernier bastion musulman, le royaume de Grenade, sous le règne des Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon. À la fin de cette même année 1492, Christophe Colomb découvrit, ou redécouvrit, l’Amérique. L’unification de l’Espagne actuelle prit officiellement forme en 1512. À cette même époque, les Conquistadors s’emparèrent pour l’Espagne d’un immense empire colonial.

Pris dans l’exaltation religieuse de la Reconquista, les souverains espagnols décidèrent en 1492 de contraindre les juifs d’Espagne à choisir entre la conversion et l’exil. La plupart d’entre eux ont trouvé refuge dans l’Empire ottoman. Les musulmans restés en Espagne après la Reconquête, ou morisques, seront convertis de force dès le début de XVe siècle, et seront finalement expulsés, suite à plusieurs révoltes, en 1609. En 1801, Madrid est parvenu à occuper le district d’Olivença (territoire Portugais) situé au sud de Badajoz. Cette revendication territoriale n’est pas éteinte.

Au XVIe siècle, l’Espagne devient la première puissance de l’Europe. En effet, s’ajoutent à ses possessions européennes un empire colonial suite à la découverte du Nouveau Monde. L’empire espagnol s’étend de 1516 à 1898, et constitue le plus grand empire que l’Europe ait connu, ainsi qu’un des premiers empires mondiaux. Ceci est dû à la possession par l’Espagne, en Europe, des territoires aragonais dans la Méditerranée (dont une grande partie de l’Italie actuelle), ainsi que la plupart de l’Allemagne actuelle et de la Franche-Comté; d’une grande partie de l’Amérique du Sud, de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Nord actuelles, et des Philippines. Pendant plus d’un siècle, l’Espagne est la première puissance européenne.

Toutefois, la puissance de l’Espagne déclina progressivement en raison des guerres coûteuses qu’elle mena et des révoltes qui éclatèrent, et aussi parce qu’elle tendit à s’endormir sur les richesses tirées du Nouveau Monde et l’or facilement extrait des mines sud-américaines, qui lui conféraient alors une prospérité artificielle et sans rapport avec l’économie réelle du pays. Ce déclin fut par ailleurs dû à une inversion des richesses exploitées pour éduquer et convertir au catholicisme les peuples indigènes des territoires colonisés, d’où la majorité catholique actuelle dans l’Amérique du Sud.

En 1700, le petit-fils de Louis XIV, dont la première épouse était une infante espagnole, devint roi d’Espagne sous le nom de Philippe V, et fonda la dynastie des Bourbons rois d’Espagne, liés par le pacte de famille aux Bourbons rois de France. Voir : Maison capétienne de Bourbon.

Au XVIIIe siècle, des luttes entre les prétendants au trône affaiblirent la couronne. En 1801, Madrid est parvenu à occuper le district d’Olivença situé au sud de Badajoz, un territoire revendiqué par le Portugal depuis lors.

Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier tente d’envahir l’Espagne, qui est alors privée d’armée et de son roi. Cependant cette tentative échoue à cause de la résistance des civils, sous forme de nombreuses révoltes et de guérilla, à l’armée française, à l’intervention militaire britannique et à la mobilisation d’une grosse partie de la grande armée sur d’autres fronts (notamment en Russie en 1812). Malgré le retrait des troupes de Napoléon Ier, ce conflit est particulièrement sanglant et entraîne d’importantes pertes pour l’Espagne, qui ne put être pacifiée durablement.

Du fait de ces affaiblissements, l’Espagne perdit la plupart de ses colonies au XIXe siècle, surtout à partir des années 1820.

Une Première République espagnole se mit en place brièvement en 1873 et 1874.

Les dernières colonies (Cuba, les Philippines, Porto Rico, Guam) se séparèrent de la couronne en 1898 après la guerre qui opposa l’Espagne aux États-Unis.

Quelque peu isolée du reste de l’Europe, l’Espagne stagna dans un état de relative arriération économique et politique.

La Seconde République espagnole chassa la monarchie des Bourbons en 1931. Mais, après la victoire du Front populaire espagnol en 1936, l’extrême-droite (carlistes et phalangistes) se souleva. L’Espagne fut alors soumise, après une tragique guerre civile qui dura de 1936 à 1939, à la dictature du général Franco. Celui-ci, originellement monarchiste, décida de conserver le pouvoir, et de ne faire rétablir la monarchie qu’après sa mort.

Après son décès, en 1975, la monarchie fut effectivement restaurée. Mais Juan Carlos Ier, le nouveau roi, rétablit rapidement la démocratie, et le pays intégra en 1986 l’Union européenne.
La nouvelle Constitution, très libérale, rompt avec le centralisme très poussé de l’époque franquiste, et met en place une très large décentralisation. De nombreux partis nationalistes locaux sont à nouveau légalisés, en particulier dans les provinces périphériques, où subsistent des langues régionales différentes du castillan (Galice, Pays basque, Catalogne). Certains revendiquent plus d’autonomie, d’autres parlent d’indépendance (en particulier au Pays basque et en Catalogne). Le parti communiste est aussi légalisé.

L’indépendantisme le plus radical et le plus violent est celui de l’ETA basque, organisation terroriste prônant et pratiquant la lutte armée, l’assassinat et le racket.

La réussite économique de l’Espagne des trente dernières années qui la distingue de sa soeur ibérique, induit l’idée d’un miracle économique espagnol pour en décrire son évolution contemporaine.

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Histoire de Bélize

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Le Belize ou Bélize est un pays d’Amérique centrale, au sud du Mexique et � l’est du Guatemala. Le Belize se trouve � seulement soixante-quinze kilomètres du Honduras : seul le golfe du Honduras sépare ces deux pays.

Le Belize se nommait autrefois le Honduras britannique. La dénomination actuelle provient du nom de l’ancienne capitale et du fleuve du même nom.

La capitale est Belmopan depuis les années 70, succédant � Belize City, plus grande ville du pays (voir populations de ces villes dans le cartouche � droite) et port donnant sur la mer des Caraïbes.

L’anglais est la langue nationale du pays.

Histoire

XVIe siècle av. J.-C.–IVe siècle : expansion de la civilisation maya depuis le nord de la péninsule du Yucatan
1763 : les Britanniques exportent le bois, et en échange ils protègent les Espagnols contre la piraterie.
1783 : les Britanniques quittent la Côte des Mosquitos (au Nicaragua)
1798 : victoire britannique sur l’Armada espagnole, Bataille de St George’s Caye
1802 : immigration du peuple « garifuna » depuis l’île Saint-Vincent
1862 : la colonie est baptisée « Honduras britannique »
1954 : le droit de vote est accordé aux femmes
1981 : indépendance du Belize
1983 : tentative d’annexion partielle par le Guatemala
1994 : le Guatemala réclame un accès � la Mer des Caraïbes
2000 : l’ouragan « Keith » dévaste le pays
2002 : accord bilatéral avec Cuba pour promouvoir le tourisme

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Histoire de la corselocation bateau corse

Préhistoire
� partir de -9000, fréquentation humaine de l’île
vers -6500, présence humaine sur l’île qui a laissée des traces, notamment près de Bonifacio
-5000 : immigration massive depuis la Ligurie ; début de la civilisation proto-corse
-1500/-1300 : début de la civilisation torréenne ; construction de statues-menhirs et de tours par les Torréens

Antiquité
-565 : les Phocéens fondent Alalia, la cité du sel (actuelle Aléria)
-535 : après une longue bataille navale où les Phocéens perdent environ soixante de leurs navires, les Étrusques de Toscane alliés aux Carthaginois chassent les Grecs ; cette bataille marque l’effondrement de la thalassocratie phocéenne
-453 : les Syracusains de Sicile menés par Gélon chassent les Étrusques. Apelles, amiral de Syracuse, fonde Syracusenus Portus (actuelle Porto-Vecchio)
-384 : Denys (Dionysos) Ier, tyran de Syracuse et successeur de Gélon, décide d’anéantir les prétentions puniques sur toute la mer Thyrrénienne. Pour cela il occupe les petites îles, les points forts de la côte orientale et fait de Syracusenus Portus une base avancée dont il se sert pour surveiller les régions alentour
-280 : les Carthaginois, appuyés par des mercenaires torréens servant déj� dans les rangs de l’armée depuis le Ve siècle avant J.-C., chassent les Syracusains
-259 : � la suite d’une décision prise cinq ans plus tôt au début de la Première guerre punique, les Romains entreprennent la conquête de la Corse. À la tête d’une importante flotte, Lucius Cornelius Scipio, dit Scipion l’Africain, surprend Alalia de nuit. À l’époque, il semblerait que la cité était libre, peuplée � la fois d’Étrusques et de Carthaginois. Scipion la brûle et la rebaptise Aleria
-238 : seconde expédition romaine menée par Tiberius Gracchus. La Corse est réunie � la Sardaigne et devient la province romaine de Corse-Sardaigne
-235 : cinquième expédition de Rome en Corse dirigée par Spurius Carvilius Maximus
-232 : les Annales romaines citent un jeune Romain nommé Cristino comme étant celui qui a donné la victoire � Carvilius
-227 : � la suite � une nouvelle révolte, Rome accorde � la Corse un régime provincial ainsi que les « droits des peuples latins »
-162 : début de la « paix romaine » après un siècle de guerre et une douzaine d’expéditions
-105 : fondation de Mariana (au sud de l’actuelle Bastia)

Haut Moyen Age
455 : fin de l’occupation romaine et invasion par des Vandales du roi Genséric, qui a conquis l’Africa romana. Premières épidémies de malaria
534 : les troupes byzantines[4] du général Bélisaire, conquérant du royaume vandale d’Afrique, chasse les Vandales
550 : les Goths d’Italie du roi Totila, en guerre contre Byzance, font plusieurs incursions dans l’île
590 : intervention du pape Grégoire le Grand en raison des exactions byzantines
704 : première incursion des pirates sarrasins[5]
725 : invasion par des Lombards d’Italie du roi Liutprand
771 : légende du prince romain Ugo Colonna, envoyé sur l’île par le pape Étienne III avec 1000 fantassins et 200 cavaliers, qui expulse les Sarrasins du « roi Negolone » après trente ans de lutte
774 : Le roi des Francs Charlemagne, devenu roi des Lombards, cède la Corse � la Papauté
806 : nouvelle incursion sarrasine : les envahisseurs sont chassés par une flotte envoyée par le roi Pépin d’Italie, l’un des fils de Charlemagne, devenu en 800, empereur d’Occident
807 : incursion de Musulmans venus d’Espagne; ils sont délogés par un certain Burchard, un connétable envoyé par Charlemagne. Une bataille navale a lieu aux alentours de Porto-Vecchio coûtant treize navires et des milliers de morts aux envahisseurs
809 : l’Annaliste de Saint Bertin écrit que les « Maures, partis d’Espagne, envahissent la Corse, et le samedi de Pâques détruisent une cité où ils ne laissent survivre que son évêque et quelques vieillards et infirmes ». Cette cité pourrait être Aléria
825 : l’empereur d’Occident Louis le Pieux, l’un des fils de Charlemagne, envoie en Corse son fils Lothaire, puis en 828, le comte Boniface II de Toscane, pour en chasser les Maures. Ce dernier, après avoir reconquis la quasi-totalité de l’île, pourchasse les Maures jusqu’en Afrique. C’est lui qui fondera Bonifacio en 830
1014 : dernière incursion sarrasine du roi (ou chef) Abu Hosein Mogehid, battu par une flotte pisano-gênoise

Domination de Pise et de Gênes
1077 : Grégoire VII confie l’administration de la Corse � l’évêque de Pise
1133 : les évêchés sont séparés en deux groupes (1 pour Gênes et 1 pour Pise)
1195 : installation de Gênes � Bonifacio
1268 : installation de Gênes � Calvi
1284 : bataille navale de Meloria ; Gênes défait Pise
1284 : la Corse devient la propriété de Gênes qui devient dominante en Méditerranée ; Pise est évincée
1297 : le pape Boniface VIII crée le royaume de Sardaigne et de Corse, concédé en zone féodée � la couronne d’Aragon
1363 : persécution et extermination des Ghjuvannali, confrérie prônant la non-violence. 20 000 personnes excommuniées et massacrées.
1383 : fondation de Bastia par Gênes
1479 : Les Aragonnais cessent de prétendre � la Corse, qui est retirée du royaume de Sardaigne
1526 : début d’une période d’épidémie de peste qui dure 4 ans
1551 : Sampiero Corso occupe la Corse avec les Turcs pour le compte de la France
1559 : traité du Cateau-Cambrésis. La Corse est rendue � Gênes
1594 : parution de la première histoire de la Corse
1725 : naissance de Pascal Paoli
1729 : soulèvement des Corses � la suite de de mauvaises récoltes et de nouvelles taxes
1730 : en décembre, consulte de Saint-Pancrace ; la Corse déclare son indépendance
1731 : les troupes impériales arrivent en Corse � la demande de Gênes
1732 : paix de Corte qui ne sera pas respectée

La république de Pascal Paoli (1735-1769)
1735 : 30 janvier, déclaration d’indépendance par la consulta d’Orezza
1735 : première Constitution corse
1736 : un aventurier, Théodore de Neuhoff devient roi des Corses
1737 : convention de Versailles entre la France et Gênes
1738 : première intervention française
1747 : seconde intervention française
1755 : 14 juillet, Pascal Paoli est proclamé général de la Nation par la consulte de Sant’Antone di a Casabianca, c’est le début de l’indépendance.
1755 : seconde Constitution corse. Pascal Paoli y définit « le droit des peuples � disposer d’eux-mêmes ».
1765 : ouverture de l’Université de Corte.
1768 : 15 mai, par le traité de Versailles Gênes cède la Corse � la France.
1768 : 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l’armée française � Borgo.
1769 : 8 mai, les troupes de Pascal Paoli perdent la bataille de Ponte Novu, la Corse devient française.
1769 : 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour la Grande-Bretagne

Domination de la France
1769 : 15 août, naissance de Napoléon Bonaparte � Ajaccio
1769 : fermeture de l’Université de Corte par Louis XV.
1789 : l’Assemblée nationale décrète que « la Corse fait partie de l’Empire français »
1790 : création du département de Corse avec pour capitale Bastia
1793 : séparation de la Corse en deux départements, le Liamone et le Golo
1794 : mise en place du Royaume Anglo-Corse
1796 : les troupes françaises reprennent l’île qui a été évacuée par les Britanniques
1796 : la Corse compte 150 000 habitants
1805 : décret de surséance qui accorde un délai pour l’emploi de la langue française dans les actes publics en Corse, région de langue italienne jusqu’en 1858.
1807 : mort de Pascal Paoli
1811 : restauration du département de Corse mais avec Ajaccio pour chef-lieu
1821 : Napoléon Bonaparte meurt sur l’ÃŽle Sainte-Hélène
1840 : voyage de Prosper Mérimée dans l’île
1858 : 4 août : la langue française devient la langue employée en Corse (Cour de cassation : nullité de tout acte rédigé en italien, langue la plus diffusée dans l’île).
1881 : la Corse compte 273 000 habitants
1890 : en l’espace d’un siècle la population de l’île a presque doublé
1905 : naissance de l’équipe de football bastiaise
1907 : naissance � Ajaccio du célèbre chanteur corse Tino Rossi, né Constantin Rossi
1908 : naissance de l’équipe de football cortenaise
1910 : naissance de l’équipe de football ajaccienne (l’Athletic Club d’Ajaccio)
1918 : avec 20 000 morts au bout de quatre années de guerre, la Corse est le département qui paye, proportionnellement � sa population, le plus lourd tribut en vies humaines (jusqu’aux pères de six enfants).

La seconde guerre mondiale
1942 (novembre) – 1943 (septembre), occupation par les troupes italiennes.
8 septembre 1943 : � la suite de la chute du régime fasciste � Rome et de l’occupation subséquente de l’île par les nazis, 9 septembre – 5 octobre, combat dans l’unité des Italiens (80 000 soldats), de partisans locaux (1 000) et d’environ 4 000 soldats français (indigènes pour la plupart) contre l’occupant allemand et la Wehrmacht. 700 morts rien que pour les soldats italiens. La Corse première région française occupée libérée.
8 octobre 1943, le général de Gaulle � Ajaccio, proclame : « La Corse, premier morceau libéré de la France. »
novembre 1943, exécution du colonel Simon Cristofini.
1944 : libérée des Allemands par l’ action des résistants et des troupes italiennes, qui laisseront l’honneur d’entrer en premier � Bastia � l’armée française, l’île devient une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence (août 1944).
1946 : procès criminel contre les irrédentistes.

La Corse contemporaine
1957 : arrivée massive de rapatriés d’Algérie (jusqu’en 1965)
1958 : création de la Somivac (Société pour la mise en valeur agricole de la Corse). 90% des terres seront réservées aux rapatriés d’Algérie.
1960 : en avril, le gouvernement Debré décide de créer un centre d’expérimentations nucléaires souterraines dans les mines désaffectées de l’Argentella, au sud de Calvi : manifestation de protestation unanime.
1960 : la population de l’île est retombée � 160 000 habitants
de 1965 � mi-1970 : radicalisation des revendications d’abord régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. L’île est dans un état d’isolement et de retards techniques considérables peu de routes, des communications difficiles et coûteuses avec le continent, des installations sanitaires médiocres, une carte scolaire déplorable, pas d’université…
1972 : « affaire des boues rouges » de la Montedison, déversements de produits toxiques au large du Cap Corse. Après diverses manifestations, un commando clandestin dynamitera le navire pollueur.
1975, 21 août, � Aléria : quelques dizaines d’hommes armés de fusils de chasse, entraînés par le docteur Edmond Simeoni, occupent la ferme d’un viticulteur rapatrié suspecté d’être mêlé � un scandale financier. 1 200 gendarmes et CRS, sur ordre du ministre de l’intérieur, cernent les bâtiments. Bilan : deux gardes mobiles tués et un militant gravement blessé.
1975 : d’importantes émeutes nocturnes ont lieu � Bastia entre le 23 et le 26 août, Michel Poniatowski, ministre de l’intérieur, envoie les blindés sur Bastia.
1976 : le 5 mai, au cours d’une nuit bleue création du FLNC réclamant la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse, le droit � l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse.
1976 : mise en place de la « bidépartementalisation » : l’île est organisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud
1981 : « réouverture » de l’université de Corse � Corte
1982 : les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier � la région Corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août.
1983 : décès du célèbre chanteur corse Tino Rossi
1991 : statut Pierre Joxe voté, l’assemblée de Corse dispose de compétences élargies
1992 : aux élections territoriales, les nationalistes (toutes tendances confondues : Corsica Nazione, MPA…) dépassent 25% des voix. Par la suite, ils ne le renouvelleront jamais ce score.
1998 : assassinat du préfet Claude Érignac
Article détaillé : Affaire du préfet Érignac.
1999 : discrédit de la politique de l’État dans l’ÃŽle avec l’affaire des paillotes. La paillote (construite illégalement) « chez Francis » est incendiée par les gendarmes du GPS au cours d’une action clandestine sur ordre du préfet Bernard Bonnet.
2000 : en août, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l’Assemblée Nationale le 4 décembre 2001. De nombreuses voix s’élèvent dans l’île et hors de l’île pour dénoncer le caractère anti-républicain du volet institutionnel de ce statut, et pour affirmer la lassitude des insulaires contre cette dérive institutionnelle.[réf. nécessaire]
2002 : loi élargissant � nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse et lui confiant notamment de nouvelles responsabilités dans des domaines tels la gestion des ports et aéroports, la carte des formations ou la préservation des monuments historiques.
2003 : 6 juillet : rejet par une majorité d’électeurs habitant sur l’île du projet de collectivité unique. Marquant une victoire des républicains conduits par Émile Zuccarelli, ce référendum est, pour ces derniers, un tournant décisif dans l’histoire politique récente avec l’arrêt des réformes institutionnelles.
2008 : 12 janvier: suite � une manifestation nationaliste, ceux-ci, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l’Assemblée Territoriale Corse pendant près de 3 heures
Aux élections présidentielles, la Corse est la région qui vote le plus massivement en faveur de Nicolas Sarkozy, candidat élu.

Note :

La Corse a été indépendante de 1735 � 1769, le général Paoli y créa une république constitutionnelle. Aujourd’hui aux États-Unis d’Amérique, une localité porte le nom de « Paoli » et une de « Corsicana »[6],[7]. Cette constitution est d’ailleurs la première � accorder le droit de vote aux femmes.

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