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Les ressources économiques de Malte sont le calcaire, un bon emplacement géographique et une main-d’Å“uvre productive. Cependant, Malte ne produit qu’environ 20 % de ses besoins alimentaires, possède des ressources en eau limitées et n’a pas de sources d’énergie qui lui sont propres. L’économie est dépendante du commerce extérieur (particulièrement en tant que point de transbordement du fret maritime), du tourisme et de l’industrie (notamment électronique et textile et des casinos virtuels). Malte répond aux standards internationaux en termes de transparence et d’échange d’information, et n’a jamais été inscrite sur la liste noire de l’OCDE, liste publiée pour la première fois en juin 2000 (Publication officielle de l’OCDE – Paris, 19 juin 2000) qui recensait les pays refusant la coopération en ces domaines.

En 2006, Malte a conclu un accord avec la Commission européenne, qui dans les faits permet à Malte de conserver son compétitif régime d’imposition des sociétés. Cet accord a été conclu avec la Commission européenne chargée de la concurrence au nom de la solidarité entre États membres et dans le respect du Code de conduite de la fiscalité des entreprises.

En septembre 2007, la 24e session plénière du Comité restreint d’experts pour l’évaluation des mesures anti-blanchiment d’argent (MONEYVAL) pour le Conseil de l’Europe a adopté le rapport d’évaluation de Malte. L’évaluation s’est fondée sur les 40 recommandations du GAFI et les 9 recommandations spéciales en matière de lutte contre le financement du terrorisme. Le cadre réglementaire dont Malte s’est dotée a été évalué comme étant d’un haut niveau général, et en conformité avec la plupart des recommandations évoquées.

Malte a privatisé plusieurs entreprises publiques afin de préparer son entrée dans l’Union européenne en 2004. Malte et la Tunisie sont en discussions pour l’exploitation commerciale du plateau continental qu’ils partagent, particulièrement en ce qui concerne la prospection pétrolière.

Depuis le 29 avril 2005, la lire maltaise fait partie du mécanisme de taux de change européen, dit MCE II, en vue de l’adoption de l’euro, effective depuis le 1er janvier 2008.

Les résidents de nationalité britannique ne paient pas d’impôts

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Malte est une ancienne colonie britannique indépendante depuis 1964. C’est une République démocratique parlementaire fortement inspirée du modèle britannique.

-1 L’organisation politique
1.1 Le pouvoir exécutif
1.2 Le pouvoir législatif
- 2 La situation politique actuelle

L’organisation politique

Le pouvoir exécutif

Le Président de la République est élu pour cinq ans par la Chambre des représentants à la majorité absolue. Il nomme le Premier ministre et, sur proposition de celui-ci, les autres membres du Cabinet qui est responsable devant la Chambre des représentants.

Le pouvoir législatif

La Chambre des représentants est le Parlement unicaméral de Malte. Elle compte 65 députés élus pour cinq ans au maximum (il est rare que la législature se termine à son terme). Les députés sont élus selon un mode de scrutin proportionnel complexe.

La situation politique actuelle

La Chambre des représentants est actuellement dominée par le Parti national (MLP, chrétiens-démocrates pro-européens) qui compte 34 députés. Le Parti travailliste (LP, sociaux-démocrates opposés à l’Union européenne) compte 31 députés. Les dernières élections ont eu lieu le 12 avril 2003.

L’actuel Président de la République est Edward Fenech Adami (Parti national), élu le 29 mars 2004 en remplacement de Guido de Marco. Il a été remplacé au poste de Premier ministre, qu’il occupait depuis 14 ans, par Lawrence Gonzi.

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La géographie de Malte est principalement dominée par la mer. En effet, Malte est un archipel constitué de calcaire, situé dans la Mer Méditerranée, à approximativement 93 kilomètres au sud de la Sicile et à approximativement 300 km au Nord de l’Afrique. Seules les trois plus grandes îles, à savoir l’île de Malte, Gozo, et Comino sont habitées par l’Homme. Les autres îles inhabitées sont: Cominotto, Filfla et les îles St-Paul. Le pays occupe approximativement 316 km² de superficie. De nombreuses baies sont répartis sur la côte et procurent de bons abris. Le paysage de ces îles est caractérisé par de petites collines ainsi que des champs en terrasse. Le point culminant de l’archipel se trouve à 253 mètres: c’est le Ta’ Dmejrek sur l’île de Malte. La capitale est Valletta.

Localisation

Le pays se situe en Europe du Sud. Le pays européen le plus proche est l’Italie

Superficie

total: 316 km²
terre: 316 km²
eau: 0 km²

- En comparaison, le pays a une superficie d’un peu moins de 2 fois la taille de la ville de Washington.

- Frontières avec un autre pays: 0 km

- Longueur des côtes: 140 km

Données maritimes

- Plateau continental (géophysique): 200 m depth or to the depth of exploitation
- Zone de pêche exclusive: 25 nautical miles (46 km)
- Eaux Territoriales: 12 nautical miles (22 km)

Climat

Climat méditerranéen, tempéré, avec des hivers pluvieux et doux, ainsi que des étés secs.

Terrain

Principalement constitué de sols rocheux. Le terrain est majoritairement plat, avec des plaines disséminés, et des falaises côtières.

Données brutes

Points extrêmes :
Point le plus bas: Mer Méditérranée à 0 m
Point le plus élevée: Ta’Dmejrek à 253 m (près de Dingli)

Ressources naturelles : calcaire, sel, terres arables

Utilisation des terres :
Terres arables: 38%
Cultures permanentes: 3%
Paturages permanents: 0%
Forêts: 0%
Autres: 59% (données de 1993)

Terres irriguées: 10 km² (données de 1993)

Environnement

Problèmes environnementaux

L’archipel dispose d’une réserve très limitée en eau douce et utilise de plus en plus la désalinisation. On peut aussi citer le massacre des oiseaux migrateurs pendant les chasses non régulées.

Accords internationaux

Accords signés : Pollution de l’air, changement climatique, désertification, espèces en danger, Convention des Nations unies sur le droit de la mer, Dumping marine, Interdiction des essais nucléaires, Protection de la couche d’ozone, les zones humides.
signés, mais non ratifiés : Biodiversité, Protocole de Kyoto.

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Malte (Repubblika ta’Malta ou République de Malte) est un État insulaire, membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004[1]. Elle a intégré la zone euro le 1er janvier 2008.
C’est un archipel constitué de neuf îles, dont quatre sont habitées; Malte (Malta en maltais), Gozo (Ghadex), Comino (Kummura) et Manoel, cinq autres sont inhabitées Cominoto (Kemmunett), Filfla, les deux îles de Saint-Paul ( l-Gzejjer ta’ San Pawl) et Fungus Rock. L’archipel est situé entre la mer Méditerranée orientale et occidentale à 93 kilomètres de la Sicile et à 288 kilomètres à l’est de la Tunisie[3], à environ 340 kilomètres au nord de la Libye et 570 km à l’ouest de la Grèce (Céphalonie). Sa localisation stratégique lui a valu les convoitises de nombreuses civilisations au cours des âges.

Histoire

L’histoire de Malte est dès le Néolithique liée à la Sicile jusqu’à l’arrivée des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean en 1530. Napoléon chasse les Chevaliers de Malte en 1798 avant que les Maltais fassent appel à l’Empire britannique en 1800 qui en fait une colonie jusqu’à l’indépendance en 1964.

Préhistoire (5400 à 725 av. J.-C.)

Malte n’est peuplée que vers 5400/5200 av. J.-C. par des groupes néolithiques d’agriculteurs-éleveurs-pêcheurs venant de Sicile[4]. Ils mettent en place une civilisation préhistorique importante qui est à l’origine des plus anciens monuments mégalithiques, encore existants, de l’histoire de l’humanité.

Antiquité (725 av. J.-C. à 870)

Par sa position au centre de la Méditerranée l’archipel maltais est un relais évident, compte tenu de ses ports naturels. Les Phéniciens, grands navigateurs, utilisent Malte à partir du Xe siècle av. J.-C.. Ils installent une colonie dans les îles de l’archipel vers 725 av. J.-C.[6]. Des Grecs s’installent également du VIIe au Ve siècle av. J.-C. et partagent apparemment pacifiquement les îles avec les phéniciens[7]. Avec le déclin de la Phénicie l’île passe sous le contrôle de Carthage en 480 av. J.-C. C’est une colonie précieuse dans la lutte que les Carthaginois mènent contre les Grecs et ensuite contre les Romains. À la faveur des guerres puniques, l’île passe sous le contrôle des Romains en 218 av. J.-C. jusqu’au démantèlement de l’empire romain en 395[8]. Probablement vers 445, l’île de Malte subit l’occupation Vandales et vers 477 celle des Ostrogoths[9]. Elle revient ensuite sous le contrôle de l’Empire romain d’Orient qui est alors Empire byzantin. Elle le reste jusqu’à la conquête de Malte par les Arabes.

Moyen Âge (870 à 1530)

En 870 les Aghlabides s’emparent de l’archipel lors de la conquête de la Sicile. En 1090, les Normands, maîtres de la Sicile, menés par le comte Roger de Hauteville, s’emparent de Malte. En 1127, l’île passe sous domination sicilienne. Pendant cette période, les Maltais se rechristianisent mais conservent leur langue proche de l’arabe tunisien, tout en empruntant massivement une partie de leur vocabulaire au sicilien et à l’italien. L’archipel accueille des familles juives chassées d’Espagne en 1492.

Lorsque Charles Quint se rend, une première fois, en Italie en 1529, pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem[10], un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’ordre « en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions » ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile.

Chevaliers de Saint-Jean (1530 Ã 1798)

Délaissant Mdina, ancienne capitale de l’île, l’Ordre installe son Couvent dans le port de Birgu où le grand maître Philippe de Villiers de L’Isle-Adam fit édifier plusieurs fortifications en vue de mettre l’île en état de défense contre une éventuelle attaque des Ottomans.

Le Grand Siège intervient le 19 mai 1565 quand Mustapha Pacha et l’amiral Piali Pacha font débarquer à Marsaxlokk un premier contingent de leurs 40 000 soldats. Le grand maître Jean Parisot de La Valette ne peut opposer qu’environ 9 000 hommes dont 592 chevaliers. Le grand siège de Malte se termine le 13 septembre, après l’arrivée des renforts siciliens du vice-roi Don Garcia de Tolède, par la défaite des Ottomans qui perdent plus 12 000 hommes dont le corsaire Dragut. Les pertes maltaises s’élèvent à environ 9 000 personnes dont des femmes, des enfants, des vieillards, qui n’avaient pu être évacués en Sicile, et 313 chevaliers[13],[14]. La victoire est célébrée avec éclat et reste une des plus grandes victoires de la chrétienté sur l’empire ottoman.

En 1675 puis de nouveau en 1676, une épidémie de peste frappe l’île faisant 11 300 victimes sur une population estimée à 60 000 habitants.

Malte dans l’Empire britannique (1800 Ã 1964)

La domination de l’Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’île par Napoléon Bonaparte lors de son voyage vers l’Égypte. En 1800, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide en raison du pillage systématique de l’île par les troupes napoléoniennes et plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte. En 1802, le traité d’Amiens ordonne le rétablissement de la souveraineté sur l’île à l’Ordre mais rencontre l’opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel à l’ordre de Malte et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814. Toutefois les Britanniques ne sont pas mieux acceptés que les Français : ils imposent unilatéralement leur langue et accaparent le pouvoir politique et économique. Cette situation d’exploitation coloniale provoque en retour la montée de revendications nationalistes et les Britanniques doivent concéder une nouvelle constitution augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil législatif puis reconnaître (1934) la langue maltaise.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Malte joue un rôle important en raison de sa position stratégique qui gêne considérablement le ravitaillement des armées de l’Axe en Afrique du Nord dans leur tentative de s’emparer du canal de Suez. Cela lui vaut la Croix du roi George pour sa résistance héroïque face au blocus et aux bombardements incessants (16000 tonnes de bombes faisant 2000 victimes), croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national.

Indépendance (depuis 1964)

L’indépendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964 mais Malte conserve la reine Élisabeth II à sa tête comme de nombreux pays du Commonwealth. Ce n’est que 10 ans plus tard, le 13 décembre 1974, sous l’impulsion du premier ministre Dom Mintoff que Malte proclame la république et élit un président à sa tête. En 1984 se déroulent d’importantes manifestations contre des mesures de restriction de l’enseignement religieux et des biens du clergé. Cette même année, le pays signe des accords avec la Libye et l’URSS.

L’adhésion de Malte à l’Union européenne devient effective le 1er mai 2004, 11 ans après le début des premières négociations. Malte fait partie de la zone Euro depuis le 1er janvier 2008.

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Spécialités culinaires
- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant le meilleur rhum du monde, en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne. (Chaque année, leur est décerné la « Médaille d’Or, Médaille d’Argent et Médaille de bronze du Concour agricole de Paris »)

Boissons

- Thé pays
- Dlo kako (chocolat à l’eau)
- Chocolat Première Communion (ou chocolat martiniquais)

Plats

- Colombo de porc, de poulet (recettes avec des épices dont le curry, originaires d’Asie du Sud Est).
- Chatrou aux riz et pois rouges (chatrou = poulpe, pois rouges = haricots rouges)
- Macadam (plat à base de riz et de morue).
- Brochette de lambi (coquillage communément appelé conque)
- Ti-nain lanmori (banane verte avec de la morue, consommé
traditionnellement au petit-déjeuner).
- Ti-nain tripes (bananes vertes avec des tripes de mouton, et des légumes)
- Migan fruit-à -pain (sorte de purée avec de gros morceaux de fruit-à -pain)
- Féroce d’avocat (boulette d’avocat à la morue roulée dans de la farine de manioc).
- Accras de morue (ou Marinades de morue, beignets).
- Accras de titiris (ou Marinades de titiris, beignets de petits poissons)
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Dombré (accompagement de plats, boulette de farine et d’eau avec quelques épices).
- Kalalou (autre soupe verte contenant des feuilles de calalou et des gombos).
- Boudin créole
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d’épices servie avec un pain au beurre).
- Gratin de christophine, de banane jaune, de papaye et de fruit à pain.
- Chèlou
- Trempage
- Matoutou
- Tête d’oursins farcie

Friandises

- Sorbet à la noix de coco communément appelé « sorbet coco ».
- Blanc manger coco.
- Doucelette (petite tablette carrée sucrée au coco à l’aspect friable).
- Lotchio (boulette de coco râpé et de sirop).
- Filibo.
- Tamarin glacé (tamarin entier enveloppé de sucre de canne caramélisé).
- Chadec glacé.
- Totote fruit à pain.
- Nougat pistache (tablette de sucre de canne caramélisé avec des cacahuètes).
- Surette cochon (confiture).
- Pain d’épices (biscuit très sec à base de gingembre et d’épices fortes).
- Pain doux (gâteau léger avec de la cannelle et du zeste de citron).
- Mont Blanc (gâteau à la noix de coco).
- Zakari (Pain carré).
- Pomme-cannelle.
- Pain au beurre.

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L’économie de la Martinique est basée essentiellement sur l’agriculture (canne à sucre, banane, ananas), le tourisme et la petite industrie principalement agro-alimentaire.

Histoire

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la Martinique s’enrichit grâce à la production du sucre de canne, mais cette dernière perd de son importance avec la production de sucre à partir de betterave. De nos jours, l’agriculture ne contribue qu’à 6% du PIB grâce notamment aux exportations de bananes et de rhum (produit à partir de la canne à sucre), l’ananas étant principalement utilisé dans l’agro-alimentaire. Le tourisme, avec 11 000 emplois, est devenu plus important que l’agriculture, le secteur tertiaire en général contribue à 83% du PIB et l’industrie à 11%.

Malgré un fort taux de chômage, la Martinique présente une croissance forte, supérieure à la moyenne européenne, qui laisse présager un avenir plus glorieux à ses habitants. Malgré son éloignement, cette petite île est la vitrine de l’Europe sur le continent américain et une politique économique d’échange avec ses voisins des Antilles est l’issue pour améliorer son économie déficitaire. En effet, les martiniquais peuvent se targuer de posséder toutes les infrastructures nécessaires (universités et pôles de recherches, centres hospitaliers de pointe, 2e port des Caraïbes, moyens de communications modernes…) Pour cela, il est nécessaire d’intégrer toutes les instances locales, tel le CARICOM (Communauté caraïbéenne) de façon plus concrète, mais de réels problèmes institutionnels se posent car la Martinique n’est qu’un département français, et non un état comme ses voisins. Cependant, la Martinique s’en sort plutôt bien selon un rapport de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui la classe au 32ème rang mondial sur 180 pays.

Situation financière

Son PIB est de 6 117 milliards de dollars soit 14 400 dollars par habitant ce qui correspond à 70% de la moyenne européenne. La Martinique reste donc une région pauvre de l’Europe (calculé à partir de l’Europe des 15), mais la plus riche des départements d’Outre mer. Le taux de chômage de cette petite île des Antilles est de 21,2% de la population active (moy. nationale de 9,9% ; source INSEE, août 2005) soit environ 50,000 personnes. La balance commerciale est déficitaire avec 12,8 milliards de dollars d’importations pour 2,5 milliards de dollars d’exportation. L’île vit principalement d’aides de l’état français et de l’Union européenne pour rattraper son retard structurel dû à son caractère insulaire.

Particularités

Ses atouts

La Martinique présente une forte croissance démographique (14,14 naissances/1000 habitants), une population jeune, en bonne santé et instruite (taux d’alphabétisation : 97,7%). Deuxième île la plus riche des petites Antilles après la Barbade, elle possède le 4e port de conteneurs et le 11e aéroport de France (en ce qui concerne les gros porteurs et 8e en trafic passagers)

Ses inconvénients

Son caractère insulaire, la densité de population (383 hab/km²) et la topographie de l’île, limitent l’extension de l’agriculture.

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D’une superficie totale de 1100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d’îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s’étire sur environ 65 km de longueur, pour 27 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter a eu lieu au large de l’île.

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D’une part, une zone située au nord d’un axe Fort-de-France – Le Robert, zone À la suite de phénomènes d’érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l’évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l’île (mont Pelé et pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d’une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l’île, atteint 504 m d’altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu’île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l’océan atlantique, est exposée directement aux vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d’accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu’exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s’étendant à plusieurs milles au large.

La Presqu’île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu’à l’extrême sud de l’île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu’à se fondre avec elle. Ces restes d’un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d’autres ne sont couverts que de quelques mètres d’eau (à cause du danger qu’ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc.

Principales montagnes

Nord de l’île

* La Montagne Pelée (volcan), 1397 mètres (le plus haut sommet de la Martinique)
* Le Morne Macouba, 1282 mètres
* Le Morne Chapeau Nègre, 911 mètres
* Le piton Mont Conil, 895 mètres
* Le Morne Jacob, 884 mètres
* L’Aileron, 824 mètres
* Le Morne du Lorrain, 785 mètres
* Le Morne Bellevue, 693 mètres

Sud de l’île

* La Montagne du Vauclin, 504 mètres (le plus haut sommet du sud de l’île)
* Le Morne Larcher, 477 mètres
* Le Morne Bigot, 467 mètres
* Le Morne Genty, 400 mètres

Hydrographie

La rivière Lézarde, longue de 30 km, est le plus long cours d’eau de l’île.

* Nord : La rivière du Galion, La rivière du Lorrain, La rivière Capot, La rivière Blanche, La rivière de Basse Pointe, La rivière Hackaert, La rivière de Macouba, La Grande Rivière, La rivière du Prêcheur, La rivière Roxelane, La rivière des Pères, La rivière du Carbet, La rivière Fond Capot, La rivière de Case Pilote, La rivière Case Navire
* Centre : La rivière Monsieur, La rivière Madame, La rivière du Longvilliers
* Sud : La rivière Pilote, La rivière Salée, La rivière du Vauclin, La rivière de Paquemar, La rivière du Simon, La rivière des Coulisses, La rivière la Nau.

Les principales villes de la Martinique sont : Fort de France (100 000 hab), Le Lamentin (40 000 hab), Le Robert (25 000 hab), Schoelcher, Sainte-Marie, et Le François.

Voici la liste des 34 communes de la Martinique :

- Centre
- Fort-de-France (préfecture)
- Saint-Joseph
- Le Lamentin
- Schœlcher

- Nord atlantique
- Grand’Rivière
- Macouba
- Basse-Pointe
- Le Lorrain
- Marigot
- Sainte-Marie
- La Trinité (sous-préfecture)
- Le Robert
- Le Gros-Morne
- Ajoupa-Bouillon

- Nord caraïbe
- Le Morne-Rouge
- Le Prêcheur
- Saint-Pierre (sous-préfecture)
- Le Carbet
- Bellefontaine
- Case-Pilote
- Fonds-Saint-Denis
- Le Morne-Vert

- Sud
- Rivière-Salée
- Les Anses d’Arlet
- Le Diamant
- Sainte-Luce
- Le Marin (sous-préfecture)
- Sainte-Anne
- Les Trois-ÃŽlets
- Le François
- Le Vauclin
- Ducos
- Rivière-Pilote
- Saint-Esprit

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La Martinique est à la fois une région d’outre-mer et un département d’outre-mer (numéro 972) français. Elle devrait sont nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L’île est alors appelée « Matinino », qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d’Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, « l’île aux fleurs », Madiana, Matinite et enfin, par influence de l’île voisine La Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l’historien Sydney Daney, l’île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l’île aux iguanes ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l’archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l’Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l’Amérique, les guerres d’influence entre les anciens empires coloniaux européens, l’évolution des activités agricoles, l’éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que des revendications indépendantistes modernes.

Les premiers peuplements de la Martinique

Les premiers, amérindiens, ont été archéologiquement attestés du Ier siècle. Aucune donnée fiable ne permet d’en faire remonter le peuplement à une période plus ancienne.

Les premiers habitants sont de culture saladoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Saladero. Ils viennent de la forêt amazonienne. Le nom d’arawaks qui leur est donné désigne plus largement une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d’Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.

Cette population produisait une céramique extrêmement décorée. Elle a occupé surtout les contreforts de la Montagne Pelée. Il s’agit d’une population néolithique pratiquant l’agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d’habitat sur le bord de mer a fait l’objet de fouilles entre 1996 et 2001.

Le niveau d’occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l’ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d’abandon en place recouverte par la cendre d’une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s’installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.

Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l’appellation de « caraïbe ». Le site archéologique de la plage de l’Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l’arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté du IXe siècle.

Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de « chroniqueurs », premiers auteurs d’écrits sur les nouveaux territoires de l’Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d’écriture.

Pour l’instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l’île entre le site de Vivé (vers 300) et l’occupation du Diamant (vers 800). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était, jusqu’à très récemment, couramment admis que les Arawaks avaient été exterminés par les Caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée (voir Peuple Caraïbe).

Histoire

Les débuts de la colonisation

Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires attribuent la paternité du nom à Christophe Colomb, au cours de son deuxième voyage, en 1493. Celui-ci aurait aperçu de loin seulement les fleurs de l’île le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin : de ce fait, il lui aurait donné le nom de Martinica, ou Madinina (Ile aux fleurs). Il n’y débarqua finalement que neuf ans plus tard, lors de son quatrième voyage dans la région. C’est en 1635, que Pierre Belain d’Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des ÃŽles de l’Amérique.

Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les Français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu’ils jugent trop petites et peuplées d’Indiens dangereux, les Hollandais, les Français et les Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade (ravitaillement en eau), s’approvisionner en vivres, et commercer avec les Amérindiens [1]. Les premiers établissements français en Martinique sont Le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre) fondé par d’Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuellement Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.

L’essor économique

Durant les premières décennies de l’occupation française, l’île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), roucou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique étant alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La monoculture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l’économie du pays jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle.

La culture de la canne à sucre telle qu’elle est pratiquée dans l’habitation sucrière demande une importante main-d’Å“uvre que la métropole n’est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l’indigo avait pu se faire avec les « engagés », la traite d’esclaves noirs provenant des côtes de l’Afrique est avancée comme unique solution susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.

Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d’où leur surnom de « trente-six mois »). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l’engagé un travail semblable à celui de la main d’Å“uvre servile. Mais, à la différence de l’esclave, s’il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail qui lui étaient imposées, l’engagé recouvrait sa liberté à l’issue des trois années de son contrat et se voyait allouer une terre lui permettant de devenir à son tour planteur.

La culture de la canne est donc à l’origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l’afflux d’une population africaine réduite en esclavage vers les possessions françaises de l’Amérique, population qui dès la fin du XVIIe siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.

Les Amérindiens, constituant probablement une population à la densité relativement faible, sont peu à peu repoussés vers la côte atlantique avant d’en être finalement chassés, dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population « caraïbe » demeure sur place dans un fort état d’acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.

Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime à la Martinique au cours du XVIIIe siècle. Si le circuit effectué par certains navires passe par l’Afrique pour y charger une cargaison d’esclaves avant de l’échanger en Martinique contre des denrées coloniales, d’autres, encore plus nombreux, font le voyage directement, en « droiture », entre les ports français (Bordeaux, Nantes) et la colonie. Les profits de la vente d’une cargaison d’esclaves sont tels qu’il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d’espèces métalliques dans les îles se faisant ressentir pendant toute la période coloniale, la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent caractérise l’époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger, même au cours des périodes de paix.

Guerres entre empires européens

Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre les Français et les Anglais (et, après 1707, date de la fondation du Royaume-Uni, les Britanniques). Tous les grands conflits européens ont leur composante caraïbe. C’est notamment le cas de la guerre de Sept Ans qui vaudra à la France la perte de nombreuses possessions au profit de la Grande-Bretagne. La Martinique deviendra ainsi, par deux fois, possession britannique, mais pour d’assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.

Au XIXe siècle, l’activité économique de la Martinique bénéficie de la perte par la France de Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti et la République dominicaine), principale colonie française des Antilles au XVIIIe siècle. Saint-Pierre, capitale de la Martinique et principale ville des Antilles au XIXe siècle, connaît alors une prospérité que seule l’éruption volcanique catastrophique de la Montagne Pelée du 8 mai 1902 viendra interrompre, et dont elle ne se remettra jamais complètement.

L’esclavage

Les conditions de travail des esclaves étaient extrêmement difficiles. Le taux de mortalité était tellement élevé que l’importation d’esclaves noirs s’accentua pour remplacer les « pertes ». On a importé uniquement dans l’île de Martinique plus d’esclaves que dans l’ensemble des colonies britanniques qui formeront plus tard les États-Unis d’Amérique.

L’abolition de l’esclavage

En France, en 1788, à la veille de la Révolution française, Brissot crée la Société des amis des Noirs, mais malgré les efforts de ses membres les plus éminents comme l’abbé Grégoire ou Condorcet, il ne peut obtenir l’abolition de l’esclavage auprès de la Constituante. Ce n’est que le 4 février 1794 que la Convention abolit l’esclavage. Mais cette mesure ne sera pas appliquée – loin s’en faut- dans toutes les possessions françaises de l’époque. À la Martinique, elle demeurera lettre morte, contrairement à la Guadeloupe, car un groupe de colons royalistes mené par Jean Baptiste Dubuc va pactiser avec les Britanniques qui occuperont l’île de 1794 à 1802. Par ailleurs, cette abolition, dictée principalement par un humanisme hérité des Lumières, visait également à rallier à la cause révolutionnaire les esclaves révoltés de Saint-Domingue, face à la menace royaliste et au danger d’une invasion britannique. Une fois l’île récupérée par le traité d’Amiens, Napoléon y maintiendra l’esclavage par la Loi du 20 mai 1802. Les mariages mixtes sont entravés du fait d’une réapplication progressive du Code noir par Richepance, notamment à partir de son arrêté du 17 juillet 1802 retirant la nationalité française aux noirs et « gens de couleurs » . Ce n’est que le 27 avril 1848 que Victor Schoelcher, alors sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies de la Seconde République, appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l’esclavage. Avant même que la nouvelle n’arrive, les esclaves martiniquais se sont révoltés et ont obtenu l’abolition de fait le 22 mai 1848.

Pour faire face à la pénurie de main d’Å“uvre consécutive à l’abolition de l’esclavage, la France, imitant en cela le Royaume-Uni et les Pays-Bas, a recours, de 1853 à 1870, à l’immigration d’une main d’Å“uvre asiatique, originaire de l’Inde. Les immigrés indiens sont des travailleurs recrutés initialement pour cinq ans et devant repartir dans leur pays d’origine à l’issue de cette période. Cependant, la grande majorité d’entre eux resteront en Martinique et contribueront au développement de sa richesse intellectuelle et culturelle.

L’éruption de la Montagne Pelée de 1902

L’éruption de la Montagne Pelée en 1902 a durablement marqué les esprits. Le 8 mai 1902, une terrible éruption provoquant la formation d’une nuée ardente tue tous les habitants de Saint-Pierre (à l’exception d’un prisonnier du nom de Louis-Auguste Cyparis, ou Sylbaris, sauvé par l’épaisseur des murs de son cachot) et des environs de la ville (30 000 morts). Le 30 août suivant, alors qu’un géologue s’était déplacé de Paris et avait prévenu du danger d’une nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.

Les ruines de Saint-Pierre et ses épaves sont en train d’être classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les épaves de la rade

De nombreuses épaves sont depuis la catastrophe au fond de la rade, notamment le Roréma, le Dalia, le Diamant, le Tamaya, … Ces sites archéologiques sous-marins font partie des plus beaux sites de plongée de la Caraïbe.

En ce début mai 1902, le BELEM arrive en rade de Saint-Pierre mais sa place est prise par le voilier Tamaya (capitaine Mahéo) de l’armement Rozier de Nantes. Ce petit incident va sauver le BELEM.

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